Prétendu scandale de surfacturations au CNOU : Un coup de pétard mouillé

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Prétendu scandale de surfacturations au CNOU : Un coup de pétard mouillé
Prétendu scandale de surfacturations au CNOU : Un coup de pétard mouillé

Africa-PressMali. De surfacturations, il n’y en a point au Cenou ! Et les administrateurs en ont été édifiés mardi dernier, 24 août 2021, à l’occasion de la 22è session du Conseil d’administration, précédée d’une campagne de dénigrement de la gestion du Cenou sur les réseaux sociaux. Le prétendu scandale annoncé a fait pschitt…Un vrai pétard mouillé !

En six mois, le Centre national des œuvres universitaires (Cenou) a réalisé 60% de ses objectifs annuels et l’élan pris permet d’être optimiste sur l’atteinte de tous les objectifs fixés pour l’année en cours. Ces performances ont été constatées avant-hier, mardi 24 août 2021, par la 22ème session du Conseil d’administration où il était effectivement question de faire l’état d’exécution des recommandations, l’examen et l’adoption à mi-parcours du rapport d’activités 2021, des états financiers de l’exercice 2021 ainsi que l’état d’exécution du budget 2021.

Evidemment, on ne pouvait occulter la fameuse question de la réparation du véhicule de l’Aeem qui a fait tant jaser ces derniers temps. Mais cette question, résolue même bien avant le CA a été rapidement évacuée pour s’occuper de choses plus importantes.

De nos investigations, il apparaît que, bien avant la tenue de cette session du Conseil d’administration, la fameuse question de la réparation du véhicule de l’Aeem a été clarifiée au sein même du Cenou où le responsable du malentendu a été identifié et a fait son mea culpa. Il faut comprendre qu’aucun paiement, à ce jour, n’a été effectué par le Cenou à ce sujet, la facture du réparateur n’étant encore parvenue. Il se trouve que dans le cadre de la collecte des informations pour préparer le CA, chaque service est sollicité et un malentendu entre le service technique et le service financier a causé une erreur vite exploitée par des esprits malintentionnés qui étaient à l’affût.

C’est l’occasion même de dire aux responsables de l’Aeem qu’il aurait été plus judicieux, puisqu’ils siègent au CA, de poser le problème à ce niveau ou bien même approcher la Direction générale du Cenou pour avoir les explications nécessaires, au lieu de s’épancher sur les réseaux sociaux, inutilement. Les dirigeants de l’Aeem sont l’avenir de la nation et leur attitude doit inspirer confiance quant à leur maturité pour assurer la relève. Ils ne doivent plus servir de main armée à un quelconque homme politique, voire à un quelconque clan, pour assumer leurs missions de façon responsable.

À l’ouverture des travaux du CA qui se sont déroulés à la Cité universitaire de Kabala, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Amadou Keïta, président dudit CA, a évoqué les difficultés auxquelles le CENOU est confronté dans l’accomplissement de ses tâches, non sans préciser que “les besoins sont énormes et les ressources sont limitées”.

Justement, ces ressources, parce que limitées mais précieuses, sont gérées avec rigueur par l’actuel directeur général du Cenou qui a pu enregistrer des performances très appréciables.

Comme nous l’écrivions la semaine dernière, dans un article intitulé “Amélioration de la vie sur les campus : Le Cenou met le turbo et évite les incompréhensions”, il faut préciser qu’avec les innovations introduites par le Cenou, sous l’initiative de l’actuel directeur général, le colonel-major Ousmane Dembélé, il n’y a plus besoin de se bousculer pour déposer sa demande de bourse. C’est une image qui relève du passé grâce à l’amélioration notoire du système marquée par la mise en place d’une plateforme internet de dépôt des demandes en ligne, notamment un Portail et une application mobile. De même, le temps de traitement des allocations financières a été réduit à travers l’amélioration du système intégré de gestion SIGOU.

Le Cenou prend en charge l’ensemble des étudiants réguliers du Mali, bénéficiaires d’allocations financières. Chargé de la gestion des aspects non académiques de la vie des étudiants par l’amélioration de leurs conditions de vie à travers la gestion des bourses et trousseaux, le logement, le transport, la restauration, les activités sportives et de loisirs, la prise en charge sanitaire à travers les premiers soins, le Centre national des œuvres universitaires (Cenou) est créé le 25 septembre par une Ordonnance en 2001, modifiée par la Loi N° 06-037 du 11 août 2006. C’est un Etablissement public national à caractère administratif doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

L’étudiant est assujetti au paiement de la contribution aux œuvres universitaires pour avoir droit à la carte Cenou et aux bénéfices des œuvres universitaires. Les fonds générés contribuent à l’amélioration des services offerts aux étudiants. Comme services offerts, on peut citer l’amélioration de la couverture médicale des étudiants on note, entre autres : le renforcement du dispositif d’accompagnement social des étudiants ; les soutiens matériels et financiers aux activités pédagogiques et les sorties récréatives ; la subvention du transport des étudiants à travers la carte de transport qui coute 7.200 F CFA par an (la carte de Transport des étudiants coûte 6.500 Fcfa par mois au Togo et 7.500 Fcfa en moyenne par mois à Abidjan). Cette même carte est valable pour les bus de Bamako, Koulikoro et Ségou.

Notons que pour l’amélioration du transport des étudiants, le Cenou a acquis onze (11) nouveaux grands bus (05 en 2018 et 02 en 2019 et 04 en 2020) : de grands bus neufs de 65 places pour renforcer le parc auto du Cenou.

Il y a, aussi, l’amélioration des contions d’hébergement et de sécurité dans les campus avec notamment : la gratuité de la connexion à l’internet dans les résidences universitaires ; les services de gardiennage et de sécurité ; la mise à disposition de chaque étudiant de kits d’hébergement (matelas, drap, moustiquaire, service de nettoyage, poubelles, etc.), la mise en service d’un centre commercial (avec articles subventionnés) et d’une salle de sport à Kabala. A tout ceci, il faut ajouter la prise en charge du personnel. Même les loisirs et le confort des étudiants ont connu des innovations dont l’installation de douze (12) téléviseurs géants dans les résidences universitaires, avec des abonnements annuels aux bouquets Evasion+ de Canal +.

Bien que râleurs devant l’éternel, comme d’ailleurs tous leurs camarades dans le monde, les étudiants du Mali devront quand même reconnaître les efforts immenses déployés par le Centre national des œuvres universitaires (Cenou) pour leur créer les meilleures conditions d’étude possibles.

On peut encore citer, entre autres initiatives du Cenou, l’installation de la fibre optique dans les campus pour la connexion gratuite des étudiants aux réseaux internet via le wifi. C’est ainsi que la dotation en réseaux wifi gratuits de toutes les huit (08) résidences universitaires du Cenou est une réalité. Les travaux d’installation de la fibre optique des campus de la FST, de l’IUG et ceux des facultés de médecines et de pharmacie au point G viennent juste de se terminer.

La sécurité sur les campus a retenu toute l’attention du Cenou car, désormais, des fouilles régulières seront effectuées dans les chambres par les forces de sécurité.

Du côté de la restauration, outre l’équipement des restaurants universitaires, le prix des plats a été subventionné par le Cenou à hauteur de 40%. Ce qui fait que les étudiants peuvent aujourd’hui manger avec un prix de 300 Fcfa le plat à Kabala et 250 Fcfa dans les autres campus.

A ces mesures de facilitation de la restauration, il faut ajouter la prise en charge entière par le Cenou des consultations, médicaments et traitement des étudiants dans ses centres de santé pour les étudiants détenteurs de la carte Cenou.

A vrai dire, le CENOU n’est plus cette tontine à ciel ouvert où chaque affairiste vient puiser dans les maigres ressources au détriment des étudiants qui doivent être les véritables bénéficiaires. En effet, le colonel-major Ousmane Dembélé a révolutionné cet établissement public à caractère administratif remis sur les rails de la performance par la bonne gestion.

Naturellement, si l’on ferme les robinets, ceux qui se sentent assoiffés réagissent parce qu’ils veulent, hic et nunc, régler les comptes de celui qui a osé les priver désormais de situation de rente. Quelques semaines auparavant, de fausses informations avaient été publiées, faisant état de suspension du paiement des bourses à cause de problèmes au niveau du Cenou, ce qui était archi-faux. Raison suffisante pour demander finalement : qui veut la tête du Dg pour orchestrer tout cela ?

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