Affaire Soumeylou Boubeye Maiga : L’ASMA-CFP dénonce ‘’un acharnement’’ à des fins politiques

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Affaire Soumeylou Boubeye Maiga : L’ASMA-CFP dénonce ‘’un acharnement’’ à des fins politiques
Affaire Soumeylou Boubeye Maiga : L’ASMA-CFP dénonce ‘’un acharnement’’ à des fins politiques

Africa-PressMali. Depuis le jeudi 26 août 2021, l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga est sous mandat de dépôt dans l’affaire dite de l’avion présidentiel. À peine 24 h après la détention de SBM, son parti a dans un communiqué décidé de dénoncer ‘’un acharnement’’.

Réunis en session extraordinaire le jeudi 26 août, les responsables de I’Alliance pour la Solidarité au Mali – Convergence des Forces Patriotiques (ASMA CFP) affirment dans leur communiqué ne pas être surpris de cette situation depuis les prises de position du président de leur parti sur des sujets politiques, notamment sur le respect de la durée de la transition. Ils en veulent pour preuves la sortie du procureur général près la Cour suprême sur les antennes de la télévision nationale et la célérité de la convocation, sans motif, précis de Soumeylou Boubèye Maïga et le décernement du mandat.

Aussi, ledit communiqué de l’ASMA note qu’au regard de la constitution, de la loi organique n° 97-001 du 13 janvier 1997 relative à la Haute Cour de Justice et du Code de Procédure pénale, ce placement sous mandat est intervenu avant sa mise en accusation par I’Assemblée nationale et la saisine par cette dernière de la Cour suprême.

Dans ledit communiqué, le parti dit rappeler que le dossier, après enquête, avait été classé sans suite par le Parquet près le Tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako, chargé du pôle économique et financier de Bamako, suivant I’avis de classement sans suite du 23 novembre 2018, que la Cour suprême elle-même n’a pas relevé d’infraction dans son rapport d’enquête du 15 septembre 2014 et qu’elle a eu à condamner l’Etat du Mali par Arrêts n° 027 du 25 janvier 2018 et n° 302 du 24 mai 2018 a payer au fournisseur son dû et a enfin par Arrêt du 15 mars 2021 annulé les actes de la procédure d’instruction et la réouverture.

Par conséquent, le parti ASMA souligne qu’avec la réouverture décidée par le passé par le ministre de la Justice de I’époque n’est que I’aboutissement d’un acharnement qui ne dit son nom. Ainsi, l’ASMA dit condamner énergiquement ledit acharnement ainsi que les vices graves de procédure qui confèrent au dossier une connotation purement et uniquement politique. Aussi, le parti dit condamner toute manipulation de la justice à des fins politiques.

Toujours selon le communiqué, le parti réaffirme toujours sa confiance en I’Etat de droit fondé sur la loi et la présomption d’innocence ainsi qu’en la justice. Et engage par la même occasion les autorités, et toutes, au respect de la loi et du droit et à ne pas faire de la justice un instrument de règlement de comptes personnels et politiques.

Adama TRAORÉ

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