Lutte Contre le Paludisme: Renforcer les Capacités

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Lutte Contre le Paludisme: Renforcer les Capacités
Lutte Contre le Paludisme: Renforcer les Capacités

Africa-Press – Niger. La directrice régionale de la Santé et de l’Hygiène Publiques, Dr Alambeye Aminatou, a présidé, le vendredi 26 décembre 2025 à Niamey, la cérémonie d’ouverture de l’atelier d’échanges sur les interventions d’urgence du paludisme. Il s’agit de partager les données sur les performances, analyser les défis, identifier les bonnes pratiques et de tirer des leçons.

La directrice régionale de la Santé et de l’Hygiène Publiques, Dr Alambeye Aminatou, a, dans son allocution, fait savoir que l’atelier permettra, en plus du partage d’expériences, de répertorier les bonnes pratiques et de rédiger des recommandations qui seront opérationnelles aux différents niveaux. « Médecins Sans Frontière intervient au niveau des districts 3 et 4, à savoir le CHR et le CNTS. Ce sont des bonnes pratiques qu’on peut répertorier et dupliquer au niveau des autres districts », a-t-elle souligné. Dr Alambeye Aminatou a ajouté que, pendant la période de haute transmission du paludisme, Médecins Sans Frontière a accompagné la direction régionale par rapport à la prise en charge des cas.

Auparavant, le chef de mission de Médecins Sans Frontière, M. Abdoulaye Douramane, a rappelé que, depuis le mois de juillet, MSF a apporté un appui opérationnel ciblé pour renforcer la réponse nationale face au pic saisonnier du paludisme, en accompagnement des efforts du Ministère en charge de la Santé Publique. Cette période de forte transmission, a-t-il dit, représente chaque année un défi majeur pour le système de santé, avec un impact lourd sur les enfants qui restent les premières victimes de cette maladie évitable et traitable.

L’intervention a couvert, selon lui, plusieurs niveaux du système de santé, à savoir le niveau communautaire, primaire, dans les centres de santé intégrés et le niveau secondaire, à l’hôpital. C’est une approche intégrée visant un objectif commun qui est de réduire la morbidité et la mortalité liées au paludisme, en améliorant à la fois l’accès aux soins et la qualité de leur prise en charge. La gratuité des soins pour les enfants de 0 à 15 ans, la mise à disposition d’intrants médicaux essentiels, le renforcement des capacités du personnel de santé, l’appui au système de référence des cas graves et les activités de sensibilisation communautaire ont constitué les piliers de cette réponse.

Il a en plus précisé que les enseignements tirés de cette intervention mettent en lumière l’importance d’un dialogue constant et d’une coopération plus étroite entre l’ensemble des acteurs du système de santé. Le renforcement de la collaboration constitue un levier essentiel pour consolider les acquis, améliorer durablement l’accès à des soins de qualité et répondre aux attentes des populations.

La responsable du service de prise en charge au Programme National de Lutte contre le Paludisme, Dr Abani Haoua, a reconnu l’appui de Médecins Sans Frontière dans la prise en charge du paludisme au Niger. « MSF est un organisme qui appuie le Ministère de la Santé dans beaucoup de domaines, plus précisément le paludisme pour la tranche d’âge de 0 à 15 ans. Ça fait quelques années que nous travaillons ensemble. Ils apportent beaucoup de soutiens dans la prise en charge, du diagnostic jusqu’au traitement du paludisme. Dans les districts où ils interviennent, ce qui est réconfortant, il y’a le renforcement des capacités, le respect du protocole de la prise en charge du paludisme. Tous les malades prises en charge sont diagnostiqués, ce qui est recommandé par l’OMS », a-t-elle dit.

Pour sa part, le médecin chef du district sanitaire Niamey 3, Dr Issa Abraham, s’est réjoui de l’accompagnement de MSF à travers les appuis qu’il amène aux différents districts du Niger dans la prise en charge du paludisme. « Nonobstant les efforts du gouvernement qui sont en train de prendre en charge beaucoup de pathologies, le MSF intervient encore pour accompagner les efforts de l’Etat pour la prise en charge du paludisme dans nos régions », a-t-il dit.

Pour la médecin chef du district sanitaire Niamey 4, Dr Balarabé Jamila, MSF est un partenaire fiable. « Il est venu renforcer les efforts que l’Etat avait faits. Il faut le rappeler que l’Etat a fourni des efforts assez importants. C’est dans ce sens que nous avons eu un partenariat avec MSF qui est venu apporter son soutien pour renforcer la prise en charge du paludisme chez la tranche d’âge de 0 à 15 ans. Ils ne sont pas substitués au programme national de lutte contre le paludisme, mais plutôt en tant que partenaire en appui technique, logistique et en intrants », a-t-elle témoigné.

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