Africa-Press – Benin. Le Bénin est en deuil après l’annonce du décès, ce vendredi 23 janvier 2026, du général Théophile N’dah, ancien directeur général de la Police nationale et ex-ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de l’Administration territoriale. Il s’est éteint à son domicile, laissant derrière lui l’empreinte d’un parcours étroitement lié aux réformes et aux exigences de l’autorité publique dans une période charnière de l’histoire institutionnelle du pays.
SOMMAIRE
Un héritage institutionnel
Figure de rigueur et de commandement, Théophile N’dah a marqué l’appareil sécuritaire béninois par une trajectoire construite autour de responsabilités stratégiques, exercées à des moments où l’État cherchait à réaffirmer ses repères après les bouleversements du début des années 1990.
Nommé directeur général de la Police nationale en août 1990, Théophile N’dah prend les commandes d’une institution engagée dans un vaste chantier de réorganisation. À cette époque, les attentes portent autant sur la crédibilité de la police que sur la solidité de sa chaîne de commandement. Son action s’inscrit alors dans une logique de discipline, de clarification des responsabilités et de réaffirmation de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.
De nombreux observateurs retiennent de cette période un effort soutenu de structuration interne, visant à doter la Police nationale de règles de fonctionnement plus lisibles et d’une action mieux coordonnée. Ce passage est souvent cité comme l’un des moments ayant contribué à stabiliser durablement l’institution.
Un héritage institutionnel
En 1996, Théophile N’dah est appelé au gouvernement comme ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de l’Administration territoriale. À ce poste, il intervient sur des dossiers sensibles touchant à la sécurité intérieure, à la gestion des collectivités locales et à la coordination des services déconcentrés de l’État.
Son expérience militaire et policière influence sa manière d’aborder ces responsabilités, avec une priorité accordée à l’ordre administratif et à l’efficacité de l’action publique. La confiance dont il bénéficie se traduit également par sa désignation, à titre intérimaire, à la tête du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, illustrant la reconnaissance de son sens de l’État et de sa capacité à gérer des portefeuilles complexes.





