Rétablissement de l’état civil à Ouagadougou

Rétablissement de l'état civil à Ouagadougou
Rétablissement de l'état civil à Ouagadougou

Africa-Press – Burkina Faso. Il est désormais possible d’établir un acte de naissance ou tout autre acte d’état civil au sein du bâtiment de la Direction de la population et de l’état civil de la commune de Ouagadougou. Le lieu avait subi des actes de vandalisme en novembre 2021, occasionnant sa fermeture. Il a été officiellement rouvert dans la matinée de ce jeudi 19 février 2026, après sa réhabilitation. Le gouverneur du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, et le PDS de la commune, Maurice Konaté, ont procédé à sa réouverture.

C’est un bâtiment flamboyant et modernisé à hauteur de plus de 93 millions de FCFA qui n’attend plus que les populations pour répondre efficacement à leurs besoins d’actes et papiers civils.

Après la coupure du ruban et la visite guidée du bâtiment, le gouverneur du Kadiogo et le PDS de la commune de Ouagadougou ont félicité tous les acteurs pour la qualité des travaux réalisés qui permet aujourd’hui aux populations d’avoir un état civil selon les normes. « C’est également une fierté pour la commune, parce que le bâtiment abrite l’un des poumons de la mairie, à savoir l’état civil, et qui parle de l’état civil parle de tout ce qui est en lien avec l’identité civile d’une personne. A commencer par l’acte de naissance le point de départ de cette identité », a expliqué le gouverneur, tout en précisant que c’est toute la mémoire vivante de la commune. Ce bâtiment réhabilité, ajoute M. Bassinga, comprend tous les services. Ce qui permet à l’État d’être plus efficace et plus proche de ses administrés.

Il a par ailleurs saisi l’occasion pour inviter tous les acteurs (agents comme populations) à la responsabilité en ce qui concerne ce bâtiment. C’est pourquoi il a invité tous les acteurs à protéger ce joyau. « C’est un acquis, mais faisons-en sorte que les actes qui avaient nécessité sa fermeture ne puissent plus se reproduire », a-t-il lancé, tout en appelant la population à préserver cette infrastructure qui est placée sous une responsabilité collective.

Mêmes doléances formulées par le PDS de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté, qui fait remarquer que ce bâtiment est très beau. Il ne faudrait donc pas qu’il soit sali dans deux ou trois semaines, voire un mois, ou que les machines soient rapidement abîmées. C’est pourquoi il en appelle lui aussi à la responsabilité collective. « Que chacun joue son rôle et se dise qu’il est responsable de ce bâtiment, parce que c’est un bien public que tout le monde doit protéger », a-t-il fait savoir.

Lors de son discours, il est revenu sur la situation des anciens documents au moment des actes de vandalisme. Il a expliqué que tout était parti, mais grâce aux efforts des uns et des autres, il y a des mémoires qui ont été récupérées dans des disques durs. Les agents sont à pied d’œuvre pour récupérer au fur et à mesure les données. « Aujourd’hui, on ne peut pas dire que tout a été récupéré, mais l’essentiel l’est et je voudrais les encourager à continuer dans ce sens et à mettre tout en œuvre pour que ceux qui voudront un acte ou un papier quelconque, qu’ils puissent le faire et qu’il n’y ait pas de doublons », a souligné le PDS.

La directrice générale de la population et de l’état civil, Carine Kéré/Kawessa, a pour sa part interpellé tous les acteurs sans exception sur la protection et la préservation de cette infrastructure, dont la rénovation traduit non seulement l’efficacité administrative, mais aussi la proximité avec les usagers et un nouveau départ. Celle qui représente les bénéficiaires a ajouté qu’elle est bien plus qu’une infrastructure administrative, mais le symbole de notre patrimoine commun. Elle a aussi remercié tous les acteurs pour la réhabilitation effective de ce joyau, qui se traduit par la présence de beaucoup de nouveaux services. Au nombre de ces services, il y a le renforcement de la sécurité par la pose de grilles de protection, l’installation d’un portique de sécurité, la normalisation du câblage du réseau informatique, la mise en place d’un système de vidéosurveillance, l’installation d’un dispositif électronique de gestion des files d’attente et enfin la pose de balises de protection devant le bâtiment.

Yvette Zongo

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