Africa-Press – Burkina Faso. La Chambre de commerce et d’industrie a initié, en collaboration avec la Direction générale des douanes et celle des impôts, une journée de formation sur la loi de finances exercice 2026. Cette journée est dénommée matinée fiscale. Elle est placée sous le thème « Les mesures fiscales de la loi de finances: les nouveautés de 2026 ». La formation se tient ce mardi 24 février 2026 à Ouagadougou. Elle a pour objectif de permettre aux entreprises de mieux exécuter leurs devoirs fiscaux vis-à-vis de l’État.
Cette rencontre vise à expliquer les innovations contenues dans la loi de finances, exercice 2026. Elle réunit des opérateurs économiques, des chefs d’entreprises et des responsables administratifs. Selon le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie, Seydou Tou, cette initiative est nécessaire. Il rappelle que les entreprises sont les principales contributrices au budget de l’État à travers les impôts.
« Les entreprises sont les plus grandes contributrices aux budgets de l’État, aux impôts. Pour leur permettre de bien assimiler la loi de finances qui régit leurs modes de contribution aux impôts. Il était de bon ton d’organiser cette séance pour leur permettre de poser toutes les questions d’éclaircissement pour pouvoir mieux exécuter leur devoir vis-à-vis de l’État », a indiqué le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie, Seydou Tou.
Il a invité les participants à saisir l’opportunité de cette matinée fiscale pour connaître les mesures et les partager avec tous ceux qui ont des difficultés de compréhension. Il a remercié les directions générales des douanes et des impôts qui restent disponibles pour les accompagner à chaque fois que la chambre sollicite leurs services et leur aide.
La nouvelle mesure qui prévoit que les entreprises doivent désormais payer un taux de 30% d’avance sur la Taxe à valeur ajoutée (TVA) va être davantage expliquée aux entrepreneurs. Selon le représentant de la directrice générale des Impôts, Lassina Traoré, les formateurs vont donner de plus amples informations concernant les dispositifs de la retenue à la source. « Cela fait un certain nombre d’années que la retenue à la source revient dans les mesures fiscales modernes. Cette année encore, il en aura avec la retenue à la source libératoire. Il y a également la retenue à la source TVA. Son tarif est passé de 20 à 30% et son champ d’application s’élargit également », a souligné le représentant de la directrice générale.
Il a terminé en rassurant que les mesures fiscales se portent bien au Burkina Faso. « Chaque année, le gouvernement à travers la Direction générale des impôts fait l’effort de faire une campagne de communication accrue sur les mesures fiscales pour faciliter leur appropriation par les contribuables », a-t-il notifié.
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