Coopération Burkina Faso-UE Adoption PTBA 2026

Coopération Burkina Faso-UE Adoption PTBA 2026
Coopération Burkina Faso-UE Adoption PTBA 2026

Africa-Press – Burkina Faso. La première session ordinaire du comité de pilotage du Programme de Résilience économique et système agroalimentaire dans le « triangle » Ouagadougou-Koudougou-Dédougou-Bobo-Dioulasso (PRESA-OKDB), au titre de l’année 2025, s’est tenue le vendredi 20 février 2026 à Ouagadougou. À cette occasion, les parties prenantes ont adopté le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026.

La session a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Économie et des finances, Vieux Abdoul Rachid Soulama. Le directeur général de la Coopération au ministère de l’Économie et des finances, Amidou Ouédraogo, a également pris part à cette rencontre de haut niveau. Il a salué la qualité de la coopération entre le Burkina Faso et l’Union européenne.

Un bilan jugé satisfaisant

Les travaux ont porté sur l’examen du rapport d’exécution du PTBA 2025 au 30 septembre 2025, l’examen et l’adoption du PTBA 2026, ainsi que la formulation de recommandations destinées à renforcer l’efficacité et l’efficience de la mise en œuvre du programme.

À l’issue du troisième trimestre 2025, le programme enregistre un taux d’exécution physique moyen de 74,04 % et un taux d’exécution financière de 45,04 %, par rapport aux prévisions de l’année 2025.

Ces résultats ont été salués par Marc Duponcel, chef de coopération à la Délégation de l’Union européenne à Ouagadougou.

« Nous exprimons un réel sentiment de satisfaction à l’issue de cette session du comité de pilotage, qui s’est tenue dans de très bonnes conditions. Les différents services et ministères membres du comité ont formulé des observations pertinentes et constructives, de nature à renforcer l’impact du programme dans les régions couvertes par le programme. De nombreuses réalisations ont été enregistrées en 2025 et nous entendons redoubler d’efforts en 2026. En tant que bailleur de fonds, nous sommes pleinement satisfaits des avancées observées. Pour le Burkina Faso, ce programme représente un soutien concret aux populations, notamment en matière de résilience. Il s’agit, entre autres, de formations en faveur des jeunes, d’appuis aux agriculteurs et aux éleveurs, ainsi que du renforcement des chaînes de valeur dans le secteur agricole. Toutes ces interventions concourent au bien-être des populations cibles dans les régions où le programme est mis en œuvre », a-t-il déclaré.

Le PRESA-OKDB est le fruit d’un partenariat entre l’État du Burkina Faso et l’Union européenne. Son objectif global est de contribuer au renforcement de la résilience économique et sociale des populations dans le « triangle » Ouagadougou-Koudougou-Dédougou-Bobo-Dioulasso.

Le programme s’articule autour de trois composantes: le renforcement des systèmes agroalimentaires, en vue d’améliorer leur performance et leur durabilité ; la gestion durable des ressources naturelles, afin de préserver les écosystèmes et d’optimiser leur exploitation ; l’employabilité des jeunes et des femmes, à travers le développement des compétences et l’insertion professionnelle.

La mise en œuvre opérationnelle est assurée par neuf opérateurs, appuyés par une assistance technique chargée du suivi et du reporting. Leur action vise à générer un impact significatif au profit des populations cibles, en cohérence avec les orientations nationales.

Le programme bénéficie d’un appui financier de l’Union européenne. La convention de financement, signée le 1er juin 2023, porte sur un montant de 68 millions d’euros, soit environ 44,605 milliards de francs CFA.

De son côté, Amidou Ouédraogo a indiqué que des appréciations et des conseils ont été formulés afin que les actions menées par les opérateurs sur le terrain soient pleinement en phase avec les orientations actuelles.

« L’Union européenne est un partenaire stratégique du Burkina Faso depuis plusieurs années et nous entretenons avec elle une collaboration étroite. Les échanges réguliers permettent d’intégrer, dans les interventions de l’Union européenne, les priorités du gouvernement et de les aligner sur la vision nationale. L’orientation actuelle des autorités est claire: il s’agit de mettre en œuvre des programmes à fort impact. Il est essentiel que, dans dix, quinze ou vingt ans, l’Union européenne puisse constater concrètement les effets des ressources investies dans cette partie du Burkina Faso. Les montants engagés doivent se traduire par des réalisations visibles et durables sur le terrain. C’est pourquoi nous insistons sur l’importance des investissements structurants et tangibles, susceptibles de produire des résultats concrets au bénéfice des populations », a-t-il souligné.

Les acteurs se sont engagés à suivre de près la mise en œuvre du programme en 2026 et 2027.

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