Africa-Press – Burkina Faso. La crise en mer Rouge, liée au conflit au Moyen-Orient, continue de perturber gravement les routes maritimes mondiales en 2026. Selon les rapports de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et de la Banque mondiale, le trafic via le canal de Suez et le détroit de Bab el-Mandeb reste fortement réduit (jusqu’à 75-90 % de baisse par rapport aux niveaux historiques), obligeant les navires à contourner le cap de Bonne-Espérance.
Ces détours allongent les distances de 30 à 50 % et les temps de transit de 10 à 14 jours (voire plus), provoquant une congestion accrue dans les ports africains (Durban, Le Cap, etc.) et une hausse persistante des coûts de fret.
Les taux ont connu des pics volatils, avec des augmentations de 25 à 70 % sur les routes concernées (Asie-Europe notamment), dues aux frais supplémentaires de carburant, d’assurance et de reroutage.
L’Afrique est particulièrement touchée: le continent dépend à 70-90 % (voire plus pour certains produits comme les vaccins) des importations de médicaments et produits pharmaceutiques, majoritairement en provenance d’Asie (Inde, Chine).
Les perturbations entraînent: des délais d’approvisionnement prolongés de plusieurs semaines ; une hausse des prix des traitements essentiels (antibiotiques, antirétroviraux, antipaludiques, etc.) ; un risque accru de ruptures de stock, menaçant la sécurité sanitaire dans de nombreux pays.
La CNUCED souligne que cette vulnérabilité s’ajoute à une production locale très faible (seulement 3-5 % des besoins couverts sur le continent). Les organisations internationales appellent à accélérer la diversification des routes, des fournisseurs et surtout le développement de la production pharmaceutique locale (via des zones économiques spéciales et l’Agence africaine des médicaments) pour renforcer la résilience face à ces chocs géopolitiques récurrents.
En attendant, ces disruptions alimentent l’inflation et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement critiques en Afrique.
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