Burkina: Bilan et Capitalisation du Projet Brave Women

Burkina: Bilan et Capitalisation du Projet Brave Women
Burkina: Bilan et Capitalisation du Projet Brave Women

Africa-Press – Burkina Faso. Les bénéficiaires du projet Brave women ont tenu un atelier dans la matinée de ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou. L’atelier vise un double objectif. Il s’agit dans un premier temps de faire le bilan sur les activités menées et dans un second temps de capitaliser les acquis en vue d’une amélioration future.

Financé par la Banque islamique de développement, le projet Brave Women a été piloté par la Maison de l’entreprise sur une durée de 5 ans. Cet atelier de bilan et de capitalisation a réuni les femmes bénéficiaires du projet. Il ressort de cet atelier que d’innombrables acquis ont été engrangés. Il s’agit entre autres du renforcement de 1 720 structures dont 1 566 Micro, petites et moyennes entreprises (MPME). Par ailleurs, 623 entreprises féminines ont bénéficié d’une subvention à coût partagé d’un montant de 5,2 milliards de FCFA. Outre cela, plus de 1 200 emplois permanents ont été créés. En plus, les résultats montrent que 91% des bénéficiaires ont augmenté leurs chiffres d’affaires.

Marie Diallo, représentante des bénéficiaires, a salué l’engagement du gouvernement burkinabè au profit du développement économique des femmes. Pour elle, Brave Women a contribué à la concrétisation de ses projets ainsi que de toutes les femmes bénéficiaires, à travers un accompagnement technique et financier.

« J’excelle dans la coiffure, l’esthétique et la décoration. Grâce à ce projet, j’ai bénéficié d’une subvention de 36 millions ce qui m’a permis de réaliser des salles de classe pour mon centre de formation afin d’offrir un meilleur cadre d’apprentissage aux apprenants », a-t-elle fait savoir.

Elle n’a pas manqué de souligner que Brave women lui a permis d’accroître sa visibilité, de bénéficier de meilleurs équipements et d’augmenter le nombre de ses apprenants.

Selon Souleymane Ouédraogo, directeur général de la maison de l’entreprise, le projet Brave Women Burkina Faso s’inscrit dans la dynamique nationale des promotions de l’entreprise féminine et de l’autonomisation économique des femmes. Ce faisant, à travers une visite terrain, il a salué la méthode coût partagée, une méthode utilisée pour le financement dans le cadre du projet. Pour lui, cette méthode a permis aux femmes de considérer et de fournir les efforts nécessaires pour la réalisation de leur projet.

« Nous avons pu toucher du doigt la réalité sur le terrain en visitant certaines entreprises qui sont tenues par des femmes. Mais ce qui est majeur c’est que l’approche qui a été adoptée à travers le financement à coût partagé a permis aux femmes de se mettre au sérieux. Ce n’est pas comme d’habitude ce qu’on voit lorsqu’il y a des financements. Mais avec la méthodologie utilisée nous avons réellement vu sur le terrain que les femmes ont effectivement investi, elles ont mis à profit le financement accordé pour pouvoir améliorer les entreprises », a-t-il expliqué.

Cependant, Souleymane Ouédraogo a aussi indiqué que ce financement est non remboursable. Il a confié en outre que la maison de l’entreprise de Burkina Faso demeure résolument engagée dans sa mission d’appui au secteur privé et se tient disponible à accompagner toutes les initiatives en faveur de la résilience et de la compétitivité des entreprises, particulièrement celles portées par les femmes.

Dans son discours lu par sa représentante Rakiata Guigma/Nabi, le secrétaire général du ministère chargé du commerce patron de la cérémonie a apprécié les résultats issus du projet. Pour lui, ces acquis du projet vont sans doute contribuer à l’atteinte des objectifs de développement du programme secteur privé qui est le programme de rattachement du projet Brave Women à travers la formalisation des petites et moyennes entreprises et l’augmentation de la compétitivité de ces entreprises. Tout en reconnaissant les difficultés d’accès aux financement, Rakiata Guigma/Nabi encourage les partenaires à continuer dans cet élan de financement en faveur des femmes.

« On sait déjà que l’accès au financement est une préoccupation au niveau de l’entreprenariat des femmes. Donc, à ce niveau, c’est un appel à lancer à l’ensemble des partenaires d’appuyer l’autonomisation des femmes. C’est vrai qu’il y a déjà un acquis, mais nous avons encore besoin que cela soit renforcé encore plus puisque les difficultés existent toujours », a-t-elle dit.

À noter que le projet Brave women à couvert 11 régions du Burkina Faso et a visé les secteurs d’activités suivants: l’éducation, la santé, l’agriculture, l’art et la communication, autres (énergie, culture, technologies…). La population cible était les petites et moyennes entreprises détenues ou dirigées par des femmes, entreprises leaders, associations et organisations professionnelles des femmes. Le projet a connu une durée de 5 ans.

Muriel Dominique Ouédraogo

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