Africa-Press – Burkina Faso. Le Secrétariat permanent de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (SP-ITIE) a, en collaboration avec l’Amicale des étudiants miniers du Burkina Faso (AEM-BF), organisé un café-débat sur le thème « Transparence et gouvernance minière: enseignements du rapport ITIE 2024 ». Cette activité, qui s’est tenue ce samedi 18 avril 2026 à Ouagadougou, a mobilisé des étudiants de plusieurs universités publiques et privées, dont l’université Aube Nouvelle, l’université Joseph-Ki-Zerbo, l’université Thomas-Sankara, l’université privée de Ouagadougou.
La transparence et la gouvernance des ressources naturelles ne doivent pas rester l’affaire exclusive des décideurs ou des entreprises, mais une responsabilité partagée par l’ensemble de la société, en particulier la jeunesse qui représente l’avenir du pays, justifie le président de l’Amicale des étudiants miniers du Burkina Faso, Didier Tapsoba. « En tant que futurs ingénieurs, chercheurs et acteurs du secteur minier, les enjeux de ce secteur nous interpellent directement. Alors, les comprendre dès maintenant, c’est se préparer à exercer demain avec responsabilité et engagement », a situé M. Tapsoba, exhortant donc l’ensemble des participants à ce café-débat à n’occulter toute question qui permet d’être éclairé et de mieux s’approprier l’essentiel du rapport ITIE 2024, seizième du genre du Burkina.
Didier Tapsoba a, tout en témoignant les reconnaissances de l’AEM-BF (fédération d’une vingtaine d’associations regroupant les étudiants du Burkina qui interviennent dans les filières minières) aux responsables de l’ITIE, exhorté ses camarades à s’intéresser davantage et permanemment aux informations sur le secteur.
C’est d’ailleurs au regard des enjeux stratégiques du secteur pour le Burkina, que le secrétaire permanent de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (SP-ITIE), Éric Zouré, a qualifié ce choix de l’AEM-BF de « patriotique ».
« Votre volonté de créer un espace de dialogue citoyen est une preuve de votre maturité et votre sens de la responsabilité. Vous démontrez que la jeunesse burkinabè ne se contente d’observer, mais qu’elle veut comprendre, questionner et participer activement à la gouvernance de nos ressources naturelles. Votre démarche, en tant qu’étudiants en sciences minières et autres, est très importante dans le cadre de l’ITIE, car un ingénieur des mines, un économiste, un financier qui comprend les enjeux de redevabilité est un acteur qui contribuera au renforcement du secteur minier burkinabè », a-t-il apprécié.
Dans son intervention d’ouverture des échanges prévus sous forme de panel, Eric Zouré est revenu et a mis en relief et salué, les « reformes révolutionnaires » opérées dans le secteur extractif sous le leadership du président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, pour le bonheur des populations.
S’attardant sur le rapport ITIE 2024, objet de l’activité, le premier responsable du secrétariat permanent de l’ITIE, M. Zouré, a confié qu’il apporte des enseignements importants, dont ceux relatifs à la contribution du secteur minier au budget national. En 2024, grâce aux différentes réformes sus-évoquées, le secteur extractif burkinabè a contribué à hauteur de 15% au PIB, 15% des recettes budgétaires du Burkina Faso et a représenté 75% des exportations du pays.
Depuis son adhésion à l’ITIE, a rappelé le SP-ITIE, Eric Zouré, le Burkina Faso s’est engagé à rendre publiques les informations sur les revenus du secteur minier. La mission de l’ITIE est donc d’éclairer la population du Burkina Faso, les citoyens…sur la transparence, en vue de renforcer la redevabilité et nourrir surtout le débat public. C’est fort de cet esprit qu’il encourage ses interlocuteurs à plus partager les informations avec leur entourage.
Il indique également que l’ITIE et les rapports qu’elle produit sont une source d’informations pour les acteurs du monde académique, dont ils font partie. De ce fait, ils peuvent être exploités dans le cadre des recherches pour les mémoires académiques. C’est pourquoi il pense que le rôle des étudiants, citoyens et futurs cadres et décideurs, est essentiel dans le processus ITIE.
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