Africa-Press – Burkina Faso. La capitale burkinabè a accueilli, le lundi 20 avril 2026, la cérémonie d’ouverture de la conférence inaugurale placée sous le thème « Colonisation et perpétuation des systèmes coloniaux ». Organisée par l’Institut de développement de la diaspora africaine (ADDI), cette rencontre avait pour ambition de repenser les liens entre l’Afrique et sa diaspora, avec la jeunesse au cœur des dynamiques de transformation du continent.
« Cette conférence va se baser sur la célébration de la jeunesse du Burkina car on se rend compte que la jeunesse africaine ne dit pas son histoire elle-même. Donc, on va donner l’opportunité à ces jeunes de parler de leur histoire et de célébrer le travail que la jeunesse burkinabè a fait », a expliqué la présidente de l’Institut de développement de la diaspora africaine, Dr Arikana Chihombori Quao.
Elle a également appelé à une synergie entre générations, car selon elle, lorsque nous sommes divisés, nous ne pouvons pas réussir.
« Ce que je veux faire passer à la jeunesse, c’est qu’on doit travailler ensemble, c’est-à-dire la jeunesse et les anciens, pour comprendre ce qu’il y a. Je voudrais passer le message aussi à la jeunesse, pour qu’elle comprenne que lorsqu’on est divisés, on ne peut pas réussir. Donc, le message de diviser pour régner ne va pas passer. Il faut que les anciens puissent passer la connaissance à la jeunesse pour qu’on puisse évoluer ensemble », a-t-elle conclu.
La ministre déléguée auprès du ministère en charge des affaires étrangères a, au nom du président Ibrahim Traoré et du Premier ministre Jean-Emmanuel Ouédraogo, salué cette initiative qui marque une étape importante dans la recomposition des liens politiques, stratégiques et historiques entre l’Afrique et sa diaspora.
Dans un contexte marqué par la redéfinition des trajectoires politiques du continent, notamment au sein de la Confédération des États du Sahel, elle a appelé à dépasser le symbolique pour construire un panafricanisme d’action.
« Ces conférences marquent une étape importante dans le renforcement des relations stratégiques entre l’Afrique et sa diaspora. Votre présence ici dépasse une simple rencontre culturelle ou mémorielle. Elle s’inscrit dans une dynamique plus vaste, celle de la recomposition des liens politiques, stratégiques et historiques entre l’Afrique et sa diaspora. Les présentes conférences doivent marquer une rupture et doivent nous permettre de passer d’une diaspora observée à une diaspora intégrée, d’une coopération symbolique à une coopération opérationnelle, d’un panafricanisme de principe à un panafricanisme d’action. Nos priorités sont claires. Mettre en place des mécanismes efficaces reliant les besoins des États aux expertises de la diaspora, orienter les investissements vers des secteurs stratégiques à fort impact, renforcer une diplomatie d’influence concertée capable de porter la voix de l’Afrique dans les arènes internationales », a déclaré la ministre déléguée auprès du ministère chargé des affaires étrangères, Stella Eldine Kabré/Kaboré.
Parmi les intervenants qui ont pris part aux échanges, nous avons entre autres Dr Arikana Chihombori Quao, le révérend Maponga, Lazare Ki Zerbo et Ousmane Touray.
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