
Africa-Press – Burkina Faso. Le journaliste Lookmann Sawadogo a procédé à la dédicace publique de son livre le 19 décembre 2020 à Ouagadougou. Composé de 190 pages, « Se réconcilier ou périr, chronique d’une Nation en sursis », est un essai critique qui pose la problématique de la réconciliation, comme un impératif.
Un hymne à la réconciliation. C’est comme cela qu’on serait tenté de qualifier cette œuvre de Lookmann Sawadogo intitulée : « Se réconcilier ou périr, chronique d’une Nation en sursis ». Après sa présentation aux hommes et femmes des médias le 3 décembre, le livre a été présenté le samedi 19 décembre 2020, à Ouagadougou, au grand public. L’écriture de cet essai est née d’un constat fait par l’auteur : celui de la « grave fracture sociale » que traverse le « Pays des Hommes intègres ». En prenant sa plume, M. Sawadogo appelle toutes les couches du Burkina à la réconciliation nationale qui sonne, à son entendement, comme un impératif. C’est une suite logique de l’initiative « Appel de Manega », dont il est le propulseur.
Dr Poussi Sawadogo, en présentant l’œuvre de 190 pages, a indiqué que l’auteur s’est probablement inspiré de l’ouvrage du Pr Joseph KI-Zerbo intitulé « Eduquer ou périr ». Il a caricaturé cet essai par deux arbres. Le premier c’es l’arbre du péril. Le péril qui est lui-même imagé par le terrorisme, la haine, la stigmatisation, la justice des vainqueurs, etc. Ceux-ci sont une poudrière qui pourrait conduire au chaos. L’autre arbre est celui du salut, source de bonheur, de l’humilité, du patriotisme, en un seul mot, celui de la réconciliation. Il soutient que pour l’auteur, seule cette solution pourrait entrainer une justice efficiente et durable. Le message essentiel du livre est de sauver la Nation en mettant l’entente avant la justice.
Se réconcilier… c’est la Patrie ou la mort !! Le représentant du parrain, l’Emir du Liptako, a mentionné dans ses propos que la réconciliation résonne pour lui comme la Patrie ou la mort. Car, a-t-il affirmé, chez eux les coutumiers, quand une question les touche beaucoup, ils préfèrent se taire, ne pas en parler. C’est pourquoi il a félicité l’auteur pour avoir pris sur lui le courage de mettre sur écrit son intimité, car dit-il, ce n’est pas évident de mettre son intimité dans un manuscrit.
Qu’a cela ne tienne, l’auteur déclare que tout est dit à partir de la couverture du roman. Il dit avoir utilisé des mots très forts dans le but de créer de l’impact. Dans le livre, il cite les personnes incontournables qu’il faudrait impliquer dans le processus, s’il y a en. Il précise que la question de la réconciliation est évoquée au Burkina depuis près de 5 ans mais rien n’est fait pour aller vers cela. Elle (réconciliation), a-t-il ajouté, ne devrait pas être un vain mot et elle n’est pas seulement que politique. Il laisse entendre que l’œuvre est un outil pour la réconciliation et peut servir pour la postérité.
Obissa Juste MIEN LeFaso.net




