Burkina Faso : Le savoir-faire des bénéficiaires du Centre d’incubation féminin et entrepreneuriat agricole (CIFEA)

Burkina Faso : Le savoir-faire des bénéficiaires du Centre d’incubation féminin et entrepreneuriat agricole (CIFEA)
Burkina Faso : Le savoir-faire des bénéficiaires du Centre d’incubation féminin et entrepreneuriat agricole (CIFEA)

Africa-Press – Burkina Faso. La maison de l’entreprise du Burkina Faso et l’Agence belge de développement à travers le centre d’incubation féminin et entrepreneuriat agricole (CIFEA) soutiennent 20 femmes entrepreneures venues de la région du Centre-Est et évoluant dans l’agroalimentaire. Ces dernières produisent une gamme de produits très variés. Entre autres des biscuits à base de céréales, de la farine de manioc et du couscous fait à partir de maïs et du niébé.

Pour permettre de mettre en lumière les produits de ces femmes, la maison de l’entreprise du Burkina Faso et l’Agence belge de développement participent à la 11e édition des journées agroalimentaires qui se déroulent du 26 novembre au 4 décembre 2021 à Ouagadougou.

Le Centre d’incubation féminin et entrepreneuriat agricole (CIFEA) vise à permettre aux femmes évoluant dans l’agroalimentaire d’améliorer leurs productions et d’accompagner les idées innovantes en matière des produits finis, de financement et de commercialisation. Globalement, le CIFEA soutient la professionnalisation et la modernisation des entreprises agissant dans le secteur de l’agroalimentaire.

Les objectifs du CIFEA

Ce, afin de permettre à ces entreprises d’offrir des produits de qualité et compétitifs, le CIFEA favorise également l’adoption des technologies et techniques modernes de transformation au profit des entrepreneurs, et facilite aussi le renforcement des capacités techniques et de gestion des entrepreneurs œuvrant dans la transformation agroalimentaire.

Dans le cadre de ce projet, le CIFEA a mis en place trois dispositifs au profit des femmes de la région du Centre-Est. Il s’agit notamment d’un dispositif d’incubation pour les céréales à Tenkodogo, un dispositif d’incubation pour le manioc toujours à Tenkodogo et le dispositif d’incubation pour le poisson à Bagré par l’utilisation des fours mixtes solaires et gaz.

Ce lundi 29 novembre 2021, nous sommes rendus sur le site de la 11e édition des journées agroalimentaires qui se tiennent du 26 novembre au 4 décembre 2021 à la Maison du peuple de Ouagadougou où ces femmes exposent leurs productions.

Malgré le manque d’affluence, ces femmes porteuses des projets agroalimentaires saluent le soutien de la maison de l’entreprise à travers le CIFEA qui leur permet de mettre en valeur leurs productions et d’en faire la promotion à travers la participation à des foires ou autres activités du genre.

C’est d’ailleurs ce qu’affirme Rakiatou Balbone, transformatrice des biscuits à base du maïs, du manioc, du sorgho rouge et du moringa, sans CIFEA beaucoup de femmes ne pouvaient pas faire la transformation, dit-elle. « Si je prends mon cas particulièrement c’est grâce au CIFEA que j’ai eu à développer beaucoup de choses sur ma transformation. Parce qu’ils m’ont permis de suivre plusieurs formations pour développer ma transformation », confie-t-elle.

Elle souligne que CIFEA lui a permis d’améliorer la qualité de ses produits et surtout à les rendre compétitifs sur le marché. « Avant, si vous voyiez mes produits, ils ne ressemblaient à rien. Il y a une grande différence entre nos produits d’aujourd’hui et d’avant. C’est le jour et la nuit. En tout cas, je peux dire que CIFEA nous a beaucoup aidées », témoigne Rakiatou Balbone.

Cependant elle fait savoir qu’elles font face à une insuffisance liée aux matériels qui limitent leurs productions. Car dit-elle, elle parcourt plusieurs kilomètres pour rejoindre le dispositif d’incubation pour céréales installé à Tenkodogo.

Alors qu’elle est à 25 Km de cette ville. Elle demande au CIFEA de les aider avec plus de matériels. « En tout cas, il y a beaucoup de matériels de transformation que nous voulons, il y en a mais c’est insuffisant », note-t-elle. Ses biscuits se vendent à 500 FCFA, le paquet.

Zénabou Ouédraogo, transformatrice et commerçante du poisson fumé, basée à Tenkodogo loue à son tour l’apport de CIFEA dans son business. « On n’avait ni de connaissances approfondies, ni de matériels pour ce que nous faisions. On se débrouillait comme ça, on n’avait pas d’information pour améliorer nos produits. Mais maintenant avec l’accompagnement de CIFEA, il y a des formations qu’on suit à tout moment qui nous permettent de nous développer », soutient-elle.

Elle plaide pour un accompagnement financier afin de booster son commerce. « Particulièrement, j’ai eu un accompagnement avec CIFEA par un prêt que j’ai pris à la caisse populaire mais ça ne suffit pas. On veut aussi plus de matériels », lance-t-elle. Le kilo du poisson fumé fait 4000 FCFA chez Zénabo.

Hato Billa fait de la farine de manioc et du « placali ». Elle apprécie que l’accompagnement de CIFEA leur a fait du bien avec des formations qu’elles reçoivent.

Elle admet qu’il y avait beaucoup de connaissances qui leur manquaient mais le soutien du CIFEA à travers les formations leur a permis d’améliorer leur production.

« CIFEA nous a beaucoup aidées à améliorer nos productions, ça il faut le reconnaître. Nous leur remercions », ajoute-t-elle. Le sachet de farine chez elle fait 1250 FCFA.

Ce sont des gammes de produits variés que fabriquent ces femmes. Il s’agit entre autres des couscous de maïs, de niébé, attieké, placali, biscuits, du poisson fumé et de la farine de manioc qu’elles exposent du 26 novembre au 4 décembre 2021 à la Maison du peuple. Toutes ces femmes ont bénéficié d’une formation en marketing et en gestion d’entreprises.

Willy SAGBE

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