
Africa-Press – Burkina Faso. La section Boucle du Mouhoun du Syndicat national des travailleurs de la culture et du tourisme (SYNATRACT) a animé une conférence de presse le mercredi 29 décembre 2021 à Dédougou. L’objectif de cette sortie médiatique est de dénoncer et désapprouver la nomination des directeurs provinciaux de la Kossi et du Mouhoun intervenu lors du conseil des ministres du 25 novembre 2021.
Face aux hommes et femmes des médias de la région, le mercredi 29 décembre 2021, des agents de la direction régionale de la culture des arts et du tourisme de la Boucle du Mouhoun, à travers la section régionale du SYNATRACT, ont dénoncé les nominations des directeurs provinciaux de la Kossi et du Mouhoun. Ils ont exprimé leur désaccord vis-à-vis de ces nominations qu’ils qualifient de nomination « par complaisance ». En effet, lors du conseil des ministres du 25 novembre 2021, au titre du ministère de la Culture, des arts et du tourisme, Dembele Sanou et Madou Gnanou, instituteur certifié, ont été nommé respectivement directeur provinciaux en charge de la culture du Mouhoun et de la Kossi.
Dans leur déclaration liminaire, les conférenciers désapprouvent ces nominations pour plusieurs raisons. D’abord, tous les deux directeurs provinciaux nommés sont des enseignants et, de surcroit, celui du Mouhoun occupait déjà le poste de directeur provincial de la Kossi. Ce qui est inamissible pour eux. Ensuite, « pour une région de la Boucle du Mouhoun qui compte six provinces, nous constatons avec désarroi que seul un poste de directeur provincial, celui du Sourou, est occupé par un profil du MCAT alors que les cinq autres sont occupés par des enseignants », a déclaré Salif Koéta, le point focal SYNATRACT/Boucle du Mouhoun.
Pour Salif Koéta et ses camarades, le ministère en charge de la culture, en général et sa direction régionale en particulier, disposent d’agents compétents et formés pour assurer les responsabilités liées à ces postes de nomination. Pour eux, nommer des enseignants à ces postes constitue un manque de considération pour l’ensemble des corps de métier du ministère. A les en croire, aucun agent du ministère n’a été consulté pour ces nominations. Pourtant, lors des échanges avec les autorités, le syndicat a été rassuré que pour des nominations, les agents du ministère seront consultés prioritairement.
A la question de savoir s’il existe des textes qui interdisent les nominations d’autres corps de métiers à ces postes, les conférenciers répondent par la négative. Mais affirme mener une lutte pour que les autorités prennent conscience de la situation pour valoriser les corps de métiers du ministère. De ce fait, ils refusent de collaborer avec ces directeurs et demandent aux autorités du ministère de revoir ces nominations qui « n’honorent pas les agents du ministère de la Culture, des arts et du tourisme ». « Et si rien n’est fait nous utiliseront des voies légales pour exprimer ce que nous qualifions de nomination par complaisance », a conclu Salif Koéta. Yipénè NEBIE
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