Africa-Press – Burkina Faso. Dans le but de faire un diagnostic des dysfonctionnements des juridictions répressives et des juridictions des zones à fort défi sécuritaire, le ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions (MJDHRI) tient, du 11 au 15 avril 2022 à Koudougou, un atelier qui devra aboutir à des recommandations visant, entre autres, à épurer les stocks de dossiers pendants et à améliorer le fonctionnement de ces juridictions.
Il s’agit d’identifier les facteurs de dysfonctionnement des juridictions répressives (cabinets d’instruction, chambres criminelles, pôles judiciaires spécialisés) ; de faire le point des dossiers pendants devant les juridictions répressives ; formuler des recommandations pour l’apurement des stocks de dossiers pendants d’une part et pour le renforcement de l’efficacité des juridictions répressives d’autre part.
Les participants plancheront également sur la situation des juridictions dans les zones à fort défi sécuritaire ; identifieront des solutions permettant d’assurer un fonctionnement effectif et régulier des juridictions délocalisées et proposeront des mécanismes automatiques pour la continuité de l’offre de service, lorsque le fonctionnement d’une juridiction se trouvera perturbé ou interrompu à la suite d’évènements.
Le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, Garde des sceaux, Me Barthélemy Kéré, est, à l’ouverture des travaux, revenu sur l’énorme besoin et les aspirations des populations burkinabè en matière de justice.
Parmi les insuffisances reprochées à la justice, on peut relever la lenteur dans le traitement des dossiers d’instruction et la non-tenue régulière des sessions des chambres criminelles avec pour conséquence, l’accroissement du nombre de dossiers en attente de jugement.
C’est pourquoi, le gouvernement de la transition a aussi décidé du renforcement du dispositif pour la répression des crimes économiques et financiers et la prise de mesures nécessaires à l’accélération du traitement des dossiers pendants en justice.
Une volonté qui s’inscrit dans les différentes réformes entamées, depuis quelques années, par le département en vue d’améliorer le fonctionnement des services judiciaires (relecture du code pénal, du code de procédure pénale, de la loi portant organisation judicaire et la création et l’opérationnalisation des pôles judiciaires spécialisés dans la répression des actes de terrorisme et des infractions économiques et financières…).
Cette réflexion arrive à un moment où les autorités de la transition ont lancé des opérations de lutte contre la corruption, à travers notamment des audits des administrations publiques.
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