l’exécutif lance un projet de 16 millions $ pour le développement des filières riz et maïs

l’exécutif lance un projet de 16 millions $ pour le développement des filières riz et maïs
l’exécutif lance un projet de 16 millions $ pour le développement des filières riz et maïs

Stéphanas Assocle

 

Africa-Press – Burkina Faso. Au Burkina Faso, le riz et le maïs font partie des principales céréales cultivées avec le sorgho et le mil. La région des Hauts Bassins située dans l’ouest du pays est l’une des principales zones de production.

Au Burkina Faso, Gaoussou Sanou (photo), secrétaire général du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, a donné le 29 septembre le coup d’envoi du « Projet de développement intégré des chaînes de valeurs agricoles » (PDI-CVA).

Ce programme gouvernemental qui cible principalement les filières riz et maïs sera mis en œuvre dans la région des Hauts-Bassins sur une durée de 5 ans couvrant la période 2023-2028. D’un coût total de 10 milliards de francs CFA (16,1 millions $), il est financé à hauteur de 84 % par la Banque islamique de développement (BID).

Les interventions portent notamment sur l’aménagement de 729 hectares de terres agricoles, de 32 km de route, la construction de 10 serres agricoles, d’unités d’étuvage de riz, de transformation de maïs et de magasins de stockage.

D’après Boukary Sawadogo, coordonnateur du projet, cette initiative devrait également permettre la création d’au moins 28 000 emplois directs et indirects au profit des jeunes et des femmes. Plus largement le PDI-CVA devrait contribuer à la réalisation des objectifs du plan « Offensive agro-pastorale et halieutique 2023-2025 » annoncé par l’exécutif en août dernier.

Au Burkina Faso, le maïs est la deuxième céréale cultivée après le sorgho avec une production d’environ 1,8 million de tonnes par an, soit 90 % des besoins de consommation qui s’élèvent à plus de 2 millions de tonnes, d’après les données du Département américain de l’agriculture (USDA).

En ce qui concerne le riz, le pays d’Afrique de l’Ouest dépend encore à hauteur de 60 % des importations pour la couverture de ses besoins en riz blanchi qui tournent autour de 1 million de tonnes par an. Les brisures de riz représentent d’ailleurs le premier produit agricole d’importation du pays avec des achats qui ont totalisé 71,4 milliards de francs CFA (115,2 millions $) en 2022, selon les données de l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD).

Pour plus d’informations et d’analyses sur la Burkina Faso, suivez Africa-Press

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here