Africa-Press – Burkina Faso. Le procès du ministère public contre la société Essakane s’est poursuivi ce mardi 12 décembre 2023, au Tribunal de Grande Instance Ouaga 1. L’instruction de faux en usage de pesage a été au centre des débats.
D’entrée, la Société Essakane est appelée à la barre. Et c’est le chargé de traitement de données de Essakane, Haitey Merhy qui a ouvert le bal des discussions. Il a été soumis à l’interrogatoire du parquet. « Quel était votre rôle à la phase des pesées ? », a interrogé le parquet. « Mon rôle c’est de superviser les gens qui font le travail », lance-t-il.
« Pour la cargaison de 2018, est-ce que selon vous cette cargaison remplissait les conditions ? », ajoute le parquet. « Pour moi tout est respecté, il y a des gens qui contrôlent, donc tout est respecté », a-t-il rétorqué.
Ce qui est mentionné dans le PV dit que vous avez pris part à toutes les procédures, or en réalité ce n’était pas le cas. « Oui, mais il y a le relais, je n’étais pas présent, à chaque fois, on se relevait », a-t-il soutenu.
Après ces discussions, c’est Blandine Kaboré, directrice pays de Essakane, qui est passée à la barre. Le tribunal l’a questionnée sur la définition du colisage. « Le colisage pour l’or c’est la mise en caisse.
Pour le charbon fin. C’est faire peser les sacs et les charger dans les conteneurs », a-t-elle envoyé comme réponse. Et d’ajouter que le colisage et la pesée doivent se faire en présence des agents de l’administration. L’audience se poursuit le 14 décembre 2023.
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