Africa-Press – Burkina Faso. Au cours du conseil des ministres tenu le 25 avril 2024, il a été adopté un projet de décret portant sur le licenciement de Moussa Diallo, assistant en philosophie, affecté au Centre universitaire de Manga et secrétaire général de la confédération générale du travail du Burkina (CGT-B).
Il est reproché à Moussa Diallo son absence irrégulière de son poste de travail depuis le 8 décembre 2023. L’adoption du décret confirme son licenciement de la fonction publique pour abandon de poste, à compter du 02 mars 2024, selon le communiqué du gouvernement.
En rappel, le secrétaire général de la CGT-B est resté introuvable depuis le 29 janvier 2024. Des éléments de sécurité avaient alors fait une descente à son domicile, alors qu’il s’apprêtait à aller au tribunal pour assister au procès intenté par la CGTB contre Adama Amadé Siguiré. Cette descente de police avait alors été qualifiée de tentative d’enlèvement par ses camarades de la CGT-B.
Moussa Diallo occupe le poste de secrétaire général au sein de la CGT-B depuis novembre 2021. Il y a remplacé l’actuel ministre de la Fonction publique, Bassolma Bazié. On rappelle que M. Bazié avait dû démissionner de la Fonction publique sous le régime du MPP pour tracasseries administratives.
L’assistance technique du Programme d’appui à la stabilité de l’axe Ouagadougou-Kaya-Dori-Djibo (OKDD) a organisé un atelier de validation du plan de renforcement des capacités des collectivités territoriales et de deux études d’avant-projet sommaire d’aménagement de voirie dans la commune de Kaya. Cette rencontre entre dans le cadre de la mise en œuvre du programme OKDD. L’atelier a eu lieu le mercredi 24 avril 2024 à Kaya, chef-lieu de la région du Centre-nord.
L’objectif de cet atelier régional est d’appuyer et d’accompagner les communes à disposer d’un plan régional de renforcement des capacités qui intègre les besoins en renforcement des capacités des acteurs qui accompagnent la mise en œuvre du développement local. De façon spécifique, il s’agira de valider le rapport provisoire du Plan de renforcement des capacités.
Le Programme d’appui à la stabilisation de l’axe Ouagadougou-Kaya-Dori-Djibo (OKDD) est un programme d’appui du gouvernement burkinabè financé par l’Union européenne à plus de 32 milliards de francs CFA. Le projet est mis en œuvre à travers 4 sous-projets, intervenant dans les régions du Centre-nord et du Sahel. Il intervient dans sept provinces et 25 communes. Ce programme contribuera à la stabilisation du Burkina Faso, à l’amélioration de la gouvernance locale et à la résilience des populations affectées dans les régions du Centre-nord et du Sahel.
Le projet intervient dans les domaines de la gouvernance locale, de la santé, de l’éducation, de l’assainissement et de la cohésion sociale.
Selon le gouverneur de la région du Centre-nord, le colonel-major Blaise Ouédraogo, le plan a pour cible l’administration publique. Car, dit-il, « c’est cette administration qui est en contact avec les populations. » Et d’ajouter: « Nous pensons que si nos préfets et nos présidents de délégations spéciales sont bien outillés pour accompagner la mise en œuvre de ce plan, nous pouvons essayer de réduire certaines fractures qui ont amené certains de nos compatriotes à des comportements aux antipodes de la paix et de la cohésion sociale. Validé, ce plan sera toujours un repère pour nous et va permettre de faire le pas le plus utile ».
La représentante de l’ambassadeur de l’Union européenne, Monica Liberati, a indiqué que l’Union européenne accompagne le Burkina Faso dans ses efforts de développement mais aussi dans la stabilisation de l’axe Ouagadougou-Kaya-Djibo-Dori. « Nous sommes très impliqués dans le soutien de la cohésion sociale dans un but de paix et de pouvoir accompagner le développement au niveau local. Surtout en écoutant les besoins des populations pour pouvoir trouver ensemble des pistes qui puissent mener au développement et à l’épanouissement des populations », a laissé entendre la représentante de l’ambassadeur de l’Union européenne.
« Au regard de la dimension holistique du projet pour répondre à la crise sécuritaire et humanitaire et de la multiplicité des acteurs, des concertations entre ceux-ci sont nécessaires afin de prendre en compte les priorités et les orientations des deux régions dans le cadre de la mise en œuvre du projet. Cela implique que le projet devra rester flexible pour tenir compte de la dynamique de l’évolution des besoins », a dit Agnès Dao, chef de service chargé de la coopération avec l’Union européenne au niveau de la Direction générale de la coopération.
Pour elle, ces cadres de concertation du projet devront s’intégrer dans les cadres existants afin d’assurer une meilleure synergie avec les autres actions existantes.
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