CE Qu’Il Faut Savoir
La troisième Journée de la Prière Nationale d’Action de Grâce s’est tenue à Muyinga, célébrant le sixième anniversaire de l’investiture du président Evariste Ndayishimiye. Monseigneur Emmanuel Sinzohagera a enseigné sur les qualités d’un bon leader, soulignant l’importance de l’humilité, de la sagesse et du service envers autrui.
Africa-Press – Burundi. A la troisième et dernière journée de la Prière Nationale d’Action de Grâce organisée à Muyinga, dans la province de Buhumuza, dans le cadre du sixième anniversaire de l’investiture de Son Excellence Evariste Ndayishimiye à la magistrature suprême, les enseignements aux leaders ont été honorés par la présence de la Première Dame du Burundi, Son Excellence Angeline Ndayishimiye, au Stade Umuco.
Au cours de ces enseignements, Monseigneur Emmanuel Sinzohagera, Représentant régional de l’Église Méthodiste Unie, s’est appuyé sur la parole biblique servant de fondement à cette prière ainsi que son thème central, avant d’aborder la leçon consacrée au leadership.
A ce titre, il est revenu sur les caractéristiques d’un véritable leader, en citant notamment le service aux autres, la capacité d’écoute, le fait de savoir déléguer les responsabilités, l’humilité, avoir une vision claire, disposer d’un plan précis sur la direction à suivre, avoir une vision d’avenir, former et multiplier d’autres leaders, agir avec intégrité, confier des responsabilités, rechercher des collaborateurs compétents, savoir prendre les bonnes décisions rapidement, demander conseil et entretenir une relation étroite avec Dieu.
Concernant les caractéristiques d’un mauvais leader, il a indiqué qu’il s’agit notamment de vouloir tout garder pour soi et tout faire seul, ne pas accepter les conseils, vouloir tout contrôler personnellement, utiliser les autres comme des instruments, diriger par la peur, imposer des sanctions injustes, intimider ses collaborateurs, ignorer les problèmes de ceux que l’on dirige, manquer d’intérêt pour leurs préoccupations, faire preuve d’orgueil, d’arrogance et d’autres comportements similaires.
Monseigneur Emmanuel Sinzohagera, s’appuyant également sur les Saintes Écritures, a ensuite présenté les qualités d’un bon leader, parmi lesquelles de bonnes valeurs morales et un comportement exemplaire, l’humilité, la sagesse, la compassion envers ceux que l’on dirige, la capacité d’expliquer clairement les objectifs de son institution, une bonne communication, l’esprit d’équipe, l’acceptation de rendre compte de ses actes, ainsi que la conscience que personne n’est au-dessus de la loi. Un bon leader doit également avoir une maturité spirituelle, comprendre l’importance de la prière et maintenir une relation constante avec Dieu, car aucune autorité, a-t-il rappelé, ne vient sans Dieu.
Au cours de cet enseignement, Monseigneur Sinzohagera a également mis en lumière certains facteurs pouvant conduire à l’échec du leadership. Il a notamment cité l’orgueil, le refus des conseils, l’amour excessif de l’argent, l’abus de pouvoir, la peur empêchant de prendre de bonnes décisions, le manque de caractère, le refus de déléguer, l’isolement pouvant conduire à des erreurs, l’illusion personnelle, l’autojustification, le fait de blâmer les autres, le mépris envers autrui, se considérer comme un leader exceptionnel, se renfermer sur soi-même, refuser d’écouter les autres, croire qu’aucune autre personne ne peut accomplir son travail, ainsi que le refus de la critique constructive.
Il a également évoqué les conséquences d’un leadership défaillant, notamment la perte de confiance, l’échec des décisions, les divisions internes, la destruction de l’esprit d’équipe, la stagnation de l’innovation et de la créativité, ainsi que d’autres effets négatifs.
Le Représentant régional de l’Eglise Méthodiste Unie, Monseigneur Emmanuel Sinzohagera a conclu son enseignement en rappelant que « le leadership n’est pas un privilège, mais un service ». Il a ainsi exhorté chacun à toujours placer au centre de ses responsabilités le bien-être de ceux qu’il dirige, à être un bon responsable et à poursuivre les actions de développement au service de la communauté.
Le Burundi a une riche tradition de leadership spirituel et communautaire, souvent ancrée dans des valeurs religieuses. Les événements comme la Journée de Prière Nationale sont des occasions pour les citoyens de se rassembler et de réfléchir sur les principes de leadership et de service. Ces rassemblements visent à renforcer la cohésion sociale et à promouvoir des valeurs positives au sein de la société burundaise.





