Cameroun – Paix et sécurité: La société civile revendique une meilleure implication dans le 2ème Plan d’Action National de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations-Unies

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Cameroun - Paix et sécurité: La société civile revendique une meilleure implication dans le 2ème Plan d’Action National de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations-Unies
Cameroun - Paix et sécurité: La société civile revendique une meilleure implication dans le 2ème Plan d’Action National de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations-Unies

Africa-PressCameroun. Les conflits armés continuent d’être légions dans plusieurs régions du Cameroun, avec notamment la guerre au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, et la lutte armée contre la secte islamiste contre Boko Haram à l’Extrême-Nord. L’impact disproportionné de ces conflits sur les femmes a amené l’Organisation des Nations-Unies (ONU) à adopter en 2000, la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations-Unies (CSNU), visant à susciter la participation des femmes aux processus de prévention des conflits et de consolidation de la paix dans le monde. Le Cameroun a ratifié cet instrument juridique international le 16 novembre 2017, lequel recommande une implication active des organisations de la société civile dans prévention et la consolidation de la paix.

Seulement, la société civile camerounaise n’a pas le sentiment d’être véritablement prise en compte dans ce processus. Elle en veut pour preuve sa très faible contribution au premier Plan d’Action National (PAN) de la résolution 1325 du CSNU qui a expiré en décembre 2020, «alors que la mise en œuvre de l’engagement quadridimensionnel du Cameroun envers l’agenda Femme, Paix et Sécurité (FPS) dans tous les conseils municipaux justifie une participation active, constante et cohérente des OSC dans les arènes publiques de la construction de la paix, de la base au niveau national», déplore Sylvie Ndongmo, la présidente de la filiale camerounaise de l’ONG WILPF Cameroon.

Cette organisation a d’ailleurs initié le lundi 29 mars 2021 un atelier à Yaoundé, auquel a participé plusieurs autres OSC, avec le soutien de l’Ambassade de Suisse et du Haut-Commissariat de Grande-Bretagne au Cameroun, à l’effet de présenter son rapport sur l’examen du précédent PAN et les recommandations qui ont jailli des multiples sessions de travail du comité de la société civile sur la résolution 1325 au Cameroun, qui a vu le jour dans le sillage de l’avènement du deuxième PAN.

Le précédent PAN a souffert d’une disponibilité limitée de données ventilées par sexe pour informer la planification; l’abus de pouvoir a entravé la demande de responsabilité alors que les violations des droits de l’homme s’intensifient; la violence électorale a limité les mesures de protection des femmes; la masculinité militarisée a entravé le processus de consolidation de la paix à plusieurs niveaux; le désarmement n’a pas été bien intégré aux efforts de consolidation de la paix; les rétrécissements de l’espace des OSC et des partis politiques a entravé la recherche d’un consensus…

Le comité des OSC a formulé des recommandations au gouvernement via le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, pour une meilleure implication des OSC dans la mise en œuvre du deuxième PAN. Le comité recommande une participation active matérialisée par la localisation du PAN dans 360 communautés, et l’appropriation par les communautés des mécanismes de prévention des conflits à plusieurs niveaux et des processus de gestion qui intègrent les femmes dans le leadership; la protection à travers la réforme et l’application des lois et des politiques, par le biais de réglementations, de services sociojuridiques et d’allocations budgétaires pour les programmes de désarmement, afin de garantir une protection adéquate des femmes, des filles et des communautés; le secours et le redressement avec l’intégration du genre dans les plans d’intervention d’urgence et dans la gestion des programmes d’intervention d’urgence et de reconstruction; ou encore la prévention avec la mise en place d’une stratégie solide de coordination, de suivi et d’évaluation par le biais de mécanismes institutionnels qui facilitent la prise de conscience critique et le changement de comportement des individus et des communautés en faveur d’un développement centré sur la paix.

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