Africa-Press – Cameroun. La députée issue du Rassemblement démocratique du peuple camerounais a tiré sa révérence le 22 janvier 2026 à Yaoundé des suites de maladie.
Elle est arrivée presqu’au bout de son deuxième mandat en qualité de députée de la nation à l’Assemblée nationale. Aux derniers instants avant les législatives qui s’annoncent, Laurine Koa Mfegue range définitivement les attributs de membre de la chambre basse du parlement camerounais et se tait à jamais. Ce, au moment où le pays a plus que jamais besoin de sa franchise et de sa sagesse.
Née à Ottotomo dans la commune de Ngoumou, département de la Mefou-et-Akono, l’élue de la nation a ces dernières années, à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire de mars, porté tout haut, en toute objectivité, les préoccupations et aspirations du peuple devant la représentation nationale.
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A titre illustratif, lors de l’ouverture de la session le 11 mars 2025, la députée, fort de son expérience et de sa clairvoyance, anticipait déjà pour les étouffer, les potentielles tensions post-électorales. Du haut du perchoir de l’hémicycle, elle interpelait les différents acteurs sept mois avant l’élection en mettant chacun face à leurs responsabilités. « Que ceux qui ont la charge d’organiser sachent organiser conformément aux règles établies. Que ceux qui doivent juger disent le droit, rien que le droit. Que ceux qui savent mobiliser mobilisent afin de battre le moment venu tous les records de participation ». Par ce message, elle attirait alors la sympathie des acteurs politiques, en l’occurrence ceux de l’opposition dont le Pr. Maurice Kamto. Mais, cette voix a-t-elle été écoutée au cours du processus électoral?
Laurentine Koa Mfegue, députée de la circonscription de la Mefou et Afamba a servi la nation dans d’autres sphères avant de faire son entrée au parlement où elle était membre de la commission des affaires étrangères. Ancienne maire de la commune de Soa (2002-2007), elle a dispensé des enseignements d’anglais à l’École nationale d’administration et de magistrature (Enam). Elle a aussi occupé des fonctions de chef de division de la formation professionnelle au Fonader. A la commission nationale de l’Unesco, elle a servi comme chargée d’études. Un parcours politique et professionnelle qui a suivi ses études sanctionnées par une licence d’enseignement en 1970 et un CAPES bilingue en 1980. Elle s’en va rejoindre son époux Joseph Mbede, ancien ministre de la santé décédé le 19 mars 2019.





