Africa-Press – Cameroun. Des formations politiques établissent déjà le contact avec le public pour toucher les électeurs en vue des prochaines élections législatives et municipales.
La mobilisation des partis politiques en vue des élections couplées (législatives et municipales) commence à se faire sentir. Sur la toile comme dans des états-majors des partis, les actions convergent vers l’adoption des stratégies pour remporter le maximum de sièges au sein des différents conseils et assemblée. La multiplication des réunions des directoires, les sorties régulières ou encore des appels à la mutualisation sont des signes annonciateurs d’une période mouvementée. Mais les partis politiques n’usent pas des mêmes méthodes.
Au sein de l’opposition, alors que des partis comme Les Libérateurs du Pr Olivier Bile, ou encore le Purs de Serge Espoir Matomba ont publié des annonces pour enrôler des candidats en vue des élections, le PCRN a déjà pour sa part, lancé la présentation des profils qui vont à la conquête des suffrages. Dans les réseaux sociaux, des militants du PCRN partagent d’ores et déjà des affiches contenant les figures qui porteront les chances du parti au sein des circonscriptions électorales communales le moment venu. Les internautes se familiarisent déjà avec ces profils qui seront mis en compétition dans les prochains jours.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Dans le même temps, d’autres partis politiques donnent des signaux à travers des rencontres laissant voir qu’ils vont participer aux élections. Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun en fait partie. Après le retour du Pr Maurice Kamto à la tête du parti le 21 décembre 2025, le directoire dudit parti a tenu au moins une réunion stratégique marquant un nouveau départ. Le parti devra oublier le boycott des législatives et municipales de 2020 et aller à la conquête des suffrages et des sièges. Mais il n’a pas encore révélé des signes clairs relatifs à sa participation aux prochaines élections.
Alors que quelques zones d’ombre suscitent des interrogations çà et là, il est clair que des leaders ne s’accordent pas. Tandis que Issa Tchiroma Bakary président du FSNC a opté pour le boycott et bénéficie d’un certain soutien, d’autres leaders veulent aller aux élections mais expriment des préoccupations. Abdouraman Ahmadou Babba qui s’est présenté à la présidentielle sous la bannière de l’UPC, le Pr Olivier Bile et quelques autres, proposent la mutualisation pour que l’opposition occupe la majorité des sièges à l’Assemblée nationale au terme des scrutins.
Du côté du parti au pouvoir, tout semble calme. Les activités tournent ces derniers jours autours de la prise de fonctions des responsables d’exécutifs régionaux élus au terme du scrutin du 30 novembre. Les rencontres et autres conférences se tiennent tout de même dans la perspective des prochaines échéances. Sans doute de tous les côtés, les 369 partis politiques attendent la convocation des corps électoraux pour accélérer la vitesse des mouvements.





