Tristesse à Etoudi : Paul Biya alité, les nouvelles ne sont pas bonnes

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Tristesse à Etoudi : Paul Biya alité, les nouvelles ne sont pas bonnes
Tristesse à Etoudi : Paul Biya alité, les nouvelles ne sont pas bonnes

Africa-Press – Cameroun. L’état de santé du président de la République, Paul Biya est de plus en plus réoccupant. Après les révélations de plusieurs médias locaux, le site d’information français, Africa Intelligence, bien introduit dans les palais présidentiels africains confirme les nombreux malaises du chef de l’Etat retranché dans son village depuis la fin de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2021).

« Le chef d’État camerounais, âgé de 89 ans, réside dans son village natal depuis la Coupe d’Afrique des Nations, mais ces derniers jours, il a souffert d’une série de malaises », indique le journal. Selon le site d’information Mimimefo, Paul Biya n’est pas rentré à Yaoundé par hélicoptère comme annoncé il y a quelques jours. Le chef de l’Etat serait toujours alité dans son village natal.

« La panique s’est installée dans l’entourage proche du président Biya, certains croyant que son état de santé pourrait être pire que ce qui est dit.Le Palais de l’Unité est également resté vide malgré les affirmations selon lesquelles le chef de l’Etat serait rentré par hélicoptère, selon le rapport. L’état de santé du président camerounais reste cependant très incertain, étant donné qu’il s’agit d’un sujet tabou dans le pays depuis longtemps », rapporte le média.

L’homme Lion à qui ses proches collaborateurs attribuaient le projet de grand ménage après la coupe d’Afrique des Nations, a brillé par un silence inexplicable depuis la fin de la compétition. Il avait pourtant promis dans son discours de fin d’année des sanctions contre les hauts fonctionnaires qui se rendraient coupables de malversations financières.

Caisses vides

Le Cameroun traverse une situation économique difficile et la réduction du train de vie de gouvernement en est la parfaite illustration. Pour la célébration du 20 mai, le gouvernement a décidé cette année d’exclure du programme, les banquets qui constituent une activité budgétivore. La situation serait plus alarmante. Selon l’économiste Dieudonné Essomba, le budget du Cameroun est pris en otage par le Fonds monétaire international qui s’en sert pour régler les dettes du pays.

« Il n‘y a pas d’argent. Ou plus exactement, le FMI a saisi notre budget et doit d’abord payer nos créanciers, avant de nous laisser le reste. En réalité, le budget du Cameroun qui ne se réalisait que de Mars à Novembre va désormais se réaliser de Mai à Août, soit seulement 3 Mois d‘activité.

Pour le reste du temps, les ressources budgétaires sont contrôlées par le FMI, le terrible huissier de justice qui frappe les mauvais payeurs au niveau des pays. Et devant un huissier de justice commissaire-priseur, accompagné de gendarmes armés, on ne regimbe pas, On obtempère, un point c’est tout ! », a-t-il déclaré.

Dieudonné Essomba dépeint un tableau plutôt inquiétant. En manque de liquidité, le Cameroun pourrait bientôt opter pour la réduction des salaires des fonctionnaires. « Car, le Cameroun actuel n’ayant plus d’entreprise vendable, le FMI a directement saisi le budget. Il n’y a donc plus rien d’autre faire que de prier Dieu pour que les prochaines baisses de salaires restent dans des proportions humaines.

Car les salaires seront baissés et il ne peut en être autrement. Que les Camerounais ne se fassent aucune illusion là-dessus ! La baisse pourra prendre la forme nominale, où les salaires sont baissés dans leur volume, ou sous la forme monétaire d’une sévère dévaluation », confie-t-il.

L’économiste tient pour responsables de cette situation peu enviables, le régime de Paul Biya qu’il accuse de mauvaise gouvernance. « Et face à cette évolution inéluctable, nous ne pouvons plus rien. Nous sommes dans la même situation que les enfants qui pleurnichent parce que l’huissier saisit la télévision. Ils ont beau rouler à terre, frapper leur père, cela ne change rien l‘affaire.

On ne peut pas gérer un pays comme le Cameroun avec une telle désinvolture. On ne peut pas pourchasser les compétences et confier la gouvernance macroéconomique entre les mains d’une bande de frimeurs dont le seul fait d’arme se réduit à se pavaner en costumes comme de jeunes criquets pèlerins, bande assaisonnée d’une cohorte de mégères aux fesses rebondies », conclut-il.

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