AAKG Dément Propagande de Wagner et Ministères

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AAKG Dément Propagande de Wagner et Ministères
AAKG Dément Propagande de Wagner et Ministères

Africa-Press – CentrAfricaine. Quelques heures avant la libération de Zamparini Roux François Antoine, la Coordination du groupe Azande Ani Kpi Gbé avait rendu public un communiqué pour démonter les allégations fabriquées par Wagner, reprises mot pour mot par le ministère de la Défense nationale et le ministère de la Communication, porte-parole du gouvernement centrafricain.

La Coordination du groupe AAKG a rejeté catégoriquement toute idée de lien entre ses combattants et Zamparini Roux François Antoine, travailleur humanitaire de Médecins Sans Frontières-RDC, arrêté à Zémio par des éléments Wagner et des soldats des FACA. L’organisation a été nette: cet homme n’a jamais eu le moindre contact avec ses structures dans le Haut-Mbomou, et son travail se limitait au secours des populations civiles de Zémio ainsi qu’aux déplacés centrafricains réfugiés à Zappay, en République Démocratique du Congo.

En retournant les accusations dans leur sens, l’AAKG a pointé la responsabilité directe de Bangui dans la dégradation de la situation dans cette préfecture du Sud-Est. Le groupe soutient que le désengagement de l’État centrafricain de ses fonctions régaliennes a ouvert la voie à Wagner, auquel la gestion sécuritaire de plusieurs zones a été confiée, laissant la communauté Azande exposée à des violences, des disparitions et ce que l’organisation décrit comme des tentatives d’extermination.

L’AAKG a également mis en cause l’ouverture d’un couloir de transhumance décidé par la MINUSCA avec l’aval du gouvernement centrafricain, que la communauté Azande refuse au motif qu’il ignore les réalités locales et menace les terres ancestrales. La coordination affirme que les opérations menées par Wagner pour imposer ce passage par la force ne sont que la réponse aux résistances que le groupe oppose au nom des civils du Haut-Mbomou.

Face à cette situation, l’AAKG a exigé la libération immédiate de Zamparini et de tous les personnels humanitaires retenus dans la région, le respect du droit humanitaire international, et la cessation des accusations portées contre les organisations œuvrant dans le Haut-Mbomou. Le groupe a par ailleurs averti que pointer des humanitaires, des opposants ou de simples civils comme financiers ou alliés de l’AAKG relève d’une manœuvre sans fondement, et que le conflit dans le Haut-Mbomou ne trouve pas sa source dans les calculs du pouvoir en place à Bangui.

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