Africa-Press – CentrAfricaine. Comme ils ont l’habitude de le dire à Bambari, « les FACA sont des femmes, les Seleka sont des hommes », et ils les considèrent ainsi. Ils utilisent désormais beaucoup plus les éléments de l’UPC qui ont été désarmés pour mener des opérations dans la région de l’Ouaka et de la Haute-Kotto. Même les opérations qui ont été menées à Aïgbado, Yanga, Ouadda, Mouka, etc. avaient été menées avec ces ex-rebelles de l’UPC et non les soldats FACA. Comme ces ex-rebelles ont porté des treillis militaires de l’armée nationale, beaucoup pensent que ce sont des soldats FACA. Ce qui a causé de grave frustration dans le rang des forces armées nationales.
C’est ainsi que la semaine dernière, à 10 kilomètres de Bambari, sur la route d’Ippy, un camion-citerne des mercenaires russes, en provenance de Bangui pour le site minier de Ndassima, avait été bloqué durant des heures au checkpoint des soldats FACA au village Kombélé. Les soldats FACA ont exigé le versement d’une somme forfaitaire comme droit de formalité. Ce que le chauffeur a exactement fait, mais en arrivant à Ndassima, il a expliqué les faits aux mercenaires russes qui sont venus au village de Kombélé tabasser sauvagement ces soldats FACA. Ils ont démantelé même le checkpoint de l’armée nationale dans ce village.
Pour l’heure, tous les soldats FACA dans l’Ouaka sont en grève. Ils ont augmenté le tarif des formalités de passage sur toutes les barrières.
Par Bertrand Yékoua
Pour plus d’informations et d’analyses sur la CentrAfricaine, suivez Africa-Press





