Africa-Press – CentrAfricaine. Selon les témoins, c’est un camion de transport des marchandises et de carburant en provenance de Mbaïmboum, et à destination de Bocaranga qui avait sauté sur une mine au village Touga, situé à 8 kilomètres de Ngaoundaye sur l’axe de Ndim. Le véhicule et sa cargaison ont été complètement endommagés sous le choc de l’explosion de l’engin.
Selon le bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), entre janvier et novembre 2021, près de 40 incidents impliquant des engins explosifs ont coûté la vie à 23 civils, dont des enfants, et à 29 autres personnes dans la Nana-Mambéré, La Mambéré Kadéi, l’Ouham-Péndé, Lime-Pendé et la Ouaka. Les décès ont eu lieu exclusivement dans l’ouest du pays.
Le mercredi 2 février 2022, le général Sidiki Traoré, commandant de forces de la Minusca avait annoncé lors d’un point de presse hebdomadaire à Bangui la reprise par les Casques bleus de la Minusca des activités du déminage des engins explosifs dans le Nord-ouest et l’ouest de la RCA.
D’après lui, Déjà un certain nombre de succès ont été engrangés sur les axes Besson-Niem, Bouar-Niem, Bocaranga-Bozoum et sur l’axe Niem-Yéléwa. Il y a aussi une autre équipe qui est à Berberati. Il ajoute que la « lutte contre les engins explosifs dans l’ouest à Bocaranga et à Berberati va s’intensifier avec des moyens supplémentaires qui seront utilisés dans l’intérêt de tous« .
Rappelons que le mercredi 8 septembre dernier, la Mission avait annoncé la suspension des travaux du déminage des explosifs dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Péndé et de Lim-Pendé. La mission avait estimé qu’elle a eu des obstacles dans ces travaux de déminage.
Par Gaël Bobérang
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