Déluge de Feu à Bambouti par les Mercenaires Wagner

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Déluge de Feu à Bambouti par les Mercenaires Wagner
Déluge de Feu à Bambouti par les Mercenaires Wagner

Africa-Press – CentrAfricaine.
À trois heures du matin, Bambouti a basculé dans le cauchemar. Les mercenaires de Wagner ont ouvert le feu massivement, créant une panique généralisée sans raison militaire valable.

Bambouti se trouve à cinq kilomètres seulement de la frontière avec le Soudan du Sud. Cette sous-préfecture marque le premier point d’une longue route qui traverse la préfecture du Haut-Mbomou. Pour rejoindre Obo , le chef-lieu depuis Bambouti, il faut parcourir une centaine de kilomètres. La route continue ensuite vers Mboki, puis Zémio, avant d’atteindre Djema, Rafaï et finalement Bangassou.

C’est dans cette zone frontalière que les événements du samedi 7 février ont plongé toute la population dans l’effroi. Ce matin-là, vers trois heures, les habitants ont été réveillés par des détonations assourdissantes. Les mercenaires de la milice russe Wagner, installés dans la ville avec l’appui des soldats centrafricains, ont déclenché une fusillade d’une violence grave.

Pendant plusieurs heures, les armes lourdes et légères ont craché leurs projectiles dans tous les sens. Les tirs ont duré jusqu’au petit matin, semant la terreur dans chaque foyer. La population, terrée dans les maisons, cherchait à comprendre ce qui justifiait une telle démonstration de force.

Personne n’osait sortir tandis que le vacarme continuait de résonner dans toute la ville. Chacun attendait que le calme revienne en se demandant quels assaillants avaient pu provoquer une riposte aussi démesurée. Les heures s’écoulaient lentement, rythmées par les détonations incessantes qui martelaient les tympans et les esprits.

Vers huit heures, puis neuf heures, le silence est retombé progressivement sur Bambouti. Les habitants restaient néanmoins barricadés chez eux, l’angoisse au ventre. Ce n’est que vers dix heures que les premiers curieux ont osé sortir pour constater les dégâts.

Ils ont alors découvert une réalité déconcertante en parcourant les rues dévastées. Aucune trace d’assaillants, aucun affrontement réel n’avait eu lieu. Les mercenaires de la milice russe Wagner et les soldats avaient simplement tiré dans le vide, déclenchant ce que l’on peut qualifier de folie destructrice.

Les armes utilisées n’avaient rien d’ordinaire pour une simple démonstration de force. Des roquettes, des DKM, des pangs ont été déployés contre une ville sans défense. Ces équipements militaires lourds ont causé des ravages considérables dans une localité qui ne comptait aucun combattant ennemi.

Parmi les destructions qui ont marqué les esprits, un bâtiment scolaire construit par la MINUSCA a été réduit en ruines. Les projectiles ont pulvérisé les murs, rendant l’école totalement inutilisable. Les enfants de Bambouti perdent ainsi leur lieu d’apprentissage, comme si l’éducation elle-même devenait une cible à abattre.

Il y’a lieu de rappeler que ce schéma destructeur ne se limite malheureusement pas à Bambouti. Il y’a quelques mois, À Zémio, autre localité de la région, les mêmes acteurs ont pillé les équipements des centres de santé. Ils ont démonté les panneaux solaires, emporté les batteries, privant ainsi la population de soins médicaux élémentaires.

Le matériel médical disparaît au profit d’intérêts obscurs qui échappent à toute logique humanitaire. Ces agissements dessinent une stratégie délibérée de régression. Les infrastructures essentielles – écoles, centres de santé – sont visées en priorité par les mercenaires de la milice russe Wagner.

Chaque action semble calculée pour replonger le pays dans un état antérieur. Les acquis les plus fragiles d’une société déjà fragilisée s’effacent sous les coups de boutoir répétés. Les mercenaires appliquent une méthode qui vise à démanteler des décennies de développement.

Les habitants de Bambouti et des villages environnants doivent désormais composer avec cette présence menaçante. Les tirs nocturnes, les destructions arbitraires et le pillage des équipements publics créent un climat d’insécurité permanente. La vie quotidienne devient un exercice d’équilibre entre la peur et la nécessité de survivre dans un environnement de plus en plus hostile.

Source: Corbeau News Centrafrique

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