
Africa-Press – CentrAfricaine. Il a fallu une semaine laborieuse d’effort diplomatique pour parvenir mercredi au vote d’une résolution sur l’Ukraine à l’assemblée générale de l’ONU, et il a fallu surtout éviter de condamner l’attaque de la Russie pour obtenir qu’une majorité des 193 membres votent un texte réclamant l’arrêt des combats.
Soumise au vote, la résolution a été approuvée par 141 pays à l’issue d’une session extraordinaire d’urgence de l’assemblée générale. La première depuis 40 ans. Cinq pays ont voté contre : La Russie, la Syrie, le Belarus, l’Érythrée et la Corée du Nord.
35 sont abstenus, dont la Chine, la République centrafricaine, le Mali, le Soudan, l’Inde, le Sud-Soudan, Ouganda, etc.
Le texte déplore dans les termes les plus vifs l’agression de la Russie contre l’Ukraine.
Selon un diplomate africain en poste à Bangui, la stratégie de ni pour ni contre pour ces trois pays consiste non seulement à échapper aux foudres des européens, mais aussi à celles de Poutine, le maître de Kremlin alors que les médias russes avaient annoncé que ces trois pays avaient soutenu l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et reconnaissent en même temps l’indépendance de la République populaire de Donetsk et la République populaire de Louhansk. Évidemment faux, selon le magazine panafricain jeune Afrique.
Pour plus d’informations et d’analyses sur la CentrAfricaine, suivez Africa-Press




