Un Sommet RUSSO-AFRICAIN sur qui plane une sérieuse « réorientation » du Continent africain : Quel bilan?

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Un Sommet RUSSO-AFRICAIN sur qui plane une sérieuse « réorientation » du Continent africain : Quel bilan?
Un Sommet RUSSO-AFRICAIN sur qui plane une sérieuse « réorientation » du Continent africain : Quel bilan?

Anouar CHENNOUFI

Africa-Press – Comores. Moscou comptait sérieusement sur le succès de la seconde édition du « Sommet russo-africain » au regard de la stratégie d’expansion de son influence sur le continent brun pour contrecarrer les grandes puissances occidentales qui s’y activent déjà, d’une part, et d’autre-part pour donner des réponses concrètes aux diverses questions qui se sont posées par elles-mêmes sur ce que les Africains attendent du partenaire russe, et de quoi vont-ils bénéficier de la rude concurrence internationale actuelle ?

Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré, quant à lui, que les tentatives des pays occidentaux pour affaiblir la participation africaine à ce sommet avaient « échoué », même s’il semblait remarquable que la représentation officielle de l’Afrique dans la deuxième édition du sommet ait diminuée au niveau du nombre des Chefs d’Etat et de Gouvernement (seulement 27 dirigeants africains), néanmoins 49 pays du continent y ont bel et bien pris part à l’évènement.

Il importe de noter, dans ce contexte, que le président russe Vladimir Poutine, lui qui se voulait déterminant et convaincant, a déployé d’importants et non négligeables efforts pour atteindre l’objectif fixé de ce sommet russo-africain, qui est de gagner plus d’amis en Afrique, ou encore de concrétiser certains de leurs rêves pour « récupérer leur souveraineté ».

Il faut dire que le sommet intervient quelques semaines après que les dirigeants africains ont tenté d’influencer la recherche de la paix entre l’Ukraine et la Russie, alors qu’une délégation d’entre eux s’était rendue à Moscou et à Kiev à la mi-juin 2023, pour faire entendre la voix de l’Afrique dans le conflit qui jette une ombre négative sur tout le monde.

Ceci dit, à l’issue des travaux qui ont duré deux jours à Saint-Pétersbourg, le sommet a conclu ses réunions au milieu des promesses russes rassurantes faites aux dirigeants africains et des discussions sur les efforts visant à former un monde multipolaire au milieu des complexités internationales et des crises dont l’Afrique souffre en ce moment, en particulier au niveau d’alimentation, de sécurité et d’énergie.

Des yeux furibonds russes en direction d’une Afrique souffrante cherchant à se remettre sur pieds

Tout laisse à croire que la Russie travaille toujours à renforcer son rôle en Afrique pour en faire un acteur incontournable sur le continent, ce qui oblige l’Occident à se coordonner avec elle pour combattre les groupes armés et les insurrections, et réduire de ce fait les troubles, donnant ainsi à Moscou des « atouts » supplémentaires comme puissance internationale.

En outre, il existe des domaines d’une importance stratégique particulière dans la vision élargie de la Russie, notamment la présence influente en Méditerranée, qui donne une importance particulière à l’Algérie, à la Libye et à l’Égypte, et la région de la Corne de l’Afrique qui contrôle « Bab al-Mandab » et « la mer Rouge », qui est évident dans les relations avec le Soudan, l’Érythrée et l’Éthiopie.

Et de là, on peut constater que :

● la Russie se rend compte qu’elle doit concurrencer énergiquement l’influence économique chinoise et occidentale en Afrique. Moscou s’appuie sur des tendances de soutien opposées à la présence occidentale, et met en place des mécanismes de coopération militaire et sécuritaire qui font de la Russie la première source d’armement du continent, et un pourvoyeur de sécurité intérieure dans plusieurs pays africains à travers des sociétés privées telles que le groupe Wagner, tout comme l’utilisation du droit de veto par la Russie au Conseil de sécurité est en faveur de ses alliés, elle lui confère une importance supplémentaire pour certains pays africains soumis aux sanctions occidentales.

● L’intérêt accru de la Russie pour l’Afrique après les sanctions occidentales imposées à Moscou suite à la guerre d’Ukraine, et le rôle de la Russie sur le continent, sont susceptibles de croître et prendre de l’ampleur dans la période à venir. Cependant, trois facteurs devraient rendre le rythme de cette croissance lent et instable, à savoir :

-/- Premièrement : l’impact de la guerre d’Ukraine sur l’approvisionnement continu en armes de la Russie en Afrique et sur la fourniture de mercenaires,

-/- Deuxièmement : les pressions occidentales sur les pays du continent pour limiter le développement de la coopération militaire avec la Russie,

-/- Troisièmement : l’état d’agitation et de fragilité dont souffrent certains pays du continent, ce qui fait de l’établissement d’alliances à long terme un processus plus ou moins latent.

● A la lumière de l’affrontement entre le groupe Wagner et l’armée russe, la base de l’influence russe en Afrique, basée en grande partie sur la diffusion de Wagner, apparaît au mieux instable. On ne sait toujours pas si ce conflit conduira au démantèlement de Wagner ou à son intégration dans l’armée, et dans quelle mesure il affectera la fiabilité du groupe auprès des régimes africains en tant que pourvoyeur de sécurité intérieure, ce qui laisse présager un possible déclin de l’activité du rôle du groupe, et affecte ainsi l’influence de la Russie sur le continent.

Pour y parvenir, la présence russe en Afrique est basée sur les aspects militaires et sécuritaires, où la Russie s’érige comme le plus grand fournisseur d’armes à l’Afrique (prés de 44% entre 2017-2021), dont la plupart va à l’Égypte et à l’Algérie, car la Russie entretient des relations étroites avec l’Algérie depuis les années soixante et fait partie des plus grands importateurs d’armes russes. Les présidents « Poutine » et « Sissi » ont également développé une coopération remarquable entre la Russie et l’Égypte depuis 2015, notamment sur les aspects militaires et l’énergie nucléaire solide. Et en général, la Russie a exporté des armes vers 22 des 54 pays africains au cours de cette période, suivie par les États-Unis avec 17 %, la Chine 10 % et la France 6,1 %. La Russie ne lie ses ventes d’armes à aucune condition, contrairement aux pays occidentaux qui les lient à la situation des droits de l’homme.

La Russie a également des accords de coopération militaire avec 36 pays africains qui vont de la fourniture d’armements à la formation, en passant par la construction de bases militaires et le conseil en matière de sécurité et de défense :

• Six d’entre eux ont été signés en 2021 et 2022 avec l’Éthiopie, le Gabon, la Mauritanie, le Nigéria, Madagascar et le Cameroun.

• Vingt au cours de la période 2017-2021, dont au moins la moitié avec des pays qui n’avaient pas de relations antérieures avec la Russie.

Ceci confirme l’intérêt croissant pour le continent, sachant que la Russie a fourni un soutien militaire et sécuritaire direct à ses alliés par le biais des forces Wagner depuis 2017 , dans les pays d’Afrique centrale, au Mozambique, en Libye, au Soudan et au Mali, au Burkina Faso, et plus récemment au Soudan.

L’un des objectifs russes les plus importants de l’incursion en Afrique est de posséder une base militaire permanente, qui équivaudrait aux bases de la France, des États-Unis, de la Chine, du Japon et de l’Italie à Djibouti surplombant Bab al-Mandab.

Qu’attendaient surtout les africains de la part de la Russie au sommet de Saint-Pétersbourg ?

A – Nourriture et céréales

Lors du sommet, Moscou a cherché à rassurer les pays africains sur la question des céréales, l’accord ukrainien sur l’exportation des céréales étant en tête des questions soulevées.

La sécurité alimentaire, en particulier l’accord céréalier ukrainien, est une question sensible pour l’Afrique, surtout après le retrait de la Russie de l’initiative céréalière, qui pose un véritable défi aux dirigeants africains pour parvenir à une formule avec la Russie qui préserve les intérêts de leur peuple et pays en plein conflit russo-occidental.

L’importance de l’accord, dont Moscou s’est retiré il y a quelques semaines, réside dans le fait que l’Ukraine et la Russie comptent parmi les plus grands exportateurs de céréales au monde, et que les pays du continent dépendent fortement des approvisionnements des deux pays, quant à la dépendance de la plupart des pays africains vis-à-vis des importations de blé russe et ukrainien elle est comme suite : à titre d’exemple la Somalie et le Bénin dépendent entièrement des deux pays, tandis que l’Égypte y importe plus de 80 % de ses besoins, suivie du Soudan avec 75 %, puis du Congo avec 69 % et du Sénégal avec 66 %, selon les rapports.

B – Sécurité et armement

La Russie est l’un des plus grands fournisseurs d’armes de la région et, en une décennie, elle a signé des accords de coopération militaire avec environ 19 pays africains, dont l’Égypte, le Soudan, le Mali et le Nigeria, qui comprenaient des avions de combat et des missiles antichars.

La Russie a dépassé la Chine en tant que plus grand fournisseur d’armes à l’Afrique subsaharienne entre 2018 et 2022, les États-Unis et la France restant au premier rang des principaux fournisseurs au niveau mondial et à travers l’Afrique, selon un rapport publié au courant de cette année par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm. (SIPRI).

C- Produits pétroliers

Avant la guerre, la Russie exportait 33.000 barils par jour de produits raffinés vers l’Afrique, principalement de l’essence. Et en mars dernier, il avait atteint 420.000 barils par jour.

Les expéditions russes ont fortement bondi vers les pays du Nigeria, de la Tunisie et de la Libye, en février dernier, lorsque l’Union européenne a imposé un embargo sur les produits russes, et après des décisions indépendantes de nombreux pays occidentaux de cesser d’importer du pétrole russe.

Ces sanctions ont forcé la Russie à rediriger de grandes quantités d’exportations de pétrole vers des marchés alternatifs, notamment l’Afrique, ainsi que l’Inde, la Chine et la Turquie.

Par ailleurs, la Russie a même commencé à expédier du pétrole brut vers l’Afrique pour la première fois cette année, multipliant par plus de 3 les ventes de produits pétroliers vers le continent.

Aperçu sur les résultats du sommet

Dans la déclaration de clôture du sommet russo-africain, Moscou a présenté une feuille de route pour résoudre un certain nombre de problèmes qui sont devenus un fardeau pour les pays africains, en particulier en l’absence de tout horizon de règlement concernant la crise ukrainienne à court terme, dont les répercussions négatives peuvent perdurer pour de nombreux pays africains. Il est possible de se référer aux dossiers les plus importants traités dans la déclaration de clôture du sommet comme suit :

• Améliorer le degré de coordination politique

Moscou a soumis une proposition visant à lancer un plan pour activer la coordination sur les questions de politique étrangère avec les pays africains, faisant référence aux efforts russes pour mobiliser les Africains pour défendre leurs causes dans les forums internationaux, ce qui signifie que la Russie- Les positions africaines vis-à-vis de la crise ukrainienne coïncident, par exemple, ce qui renforce la position russe face aux pressions occidentales et américaines aux Nations unies, et contribue également à la croissance de l’influence russe au niveau mondial, et élargit les relations diplomatiques et relations politiques entre la Russie et l’Afrique.

• Élargir le partenariat économique

Cela s’est traduit par l’inauguration du forum économique entre la Russie et les pays africains dans le cadre du récent sommet, dans le but de diversifier les formes et les domaines de coopération conjointe entre les deux parties, notamment l’énergie, les mines, transports, communications, etc.

À l’issue du sommet, le Kremlin a publié un document intitulé « Plan d’action du Forum de partenariat Russie-Afrique pour 2023-2026 », tout en rappelant à l’occasion que 2026 sera le prochain rendez-vous de la rencontre russo-africaine. Selon ce texte, qui comprend 180 points, la Russie et l’Afrique ont convenu de « renforcer le dialogue, le partenariat et la coopération dans un large éventail de domaines, y compris la coopération dans les domaines de la politique et de la sécurité, de l’économie et des questions humanitaires ».

Mais aussi une coopération accrue dans les domaines de l’approvisionnement alimentaire, l’énergie et l’aide au développement y est prévue.

Le président Poutine vise ainsi à accroître les échanges commerciaux, à développer les infrastructures et les relations commerciales par le biais des monnaies nationales.

• Fourniture de céréales à l’Afrique

Moscou s’est engagée à renforcer la sécurité alimentaire africaine en envoyant des expéditions de blé vers les pays africains en compensation du blé ukrainien et en augmentant les exportations agricoles russes, et qu’elle resterait un fournisseur alimentaire fiable, ceci dans le cadre de ses efforts pour rassurer les Africains, où le président Poutine a annoncé que son pays fournirait gratuitement du blé à 6 pays africains au cours des quatre prochains mois, à savoir le Burkina Faso, la Centrafrique, le Mali, le Zimbabwe, la Somalie et l’Érythrée.

Cette démarche russe peut sembler préventive afin de diminuer la promotion par la machine médiatique occidentale des répercussions de l’annulation de l’accord céréalier, il y a plusieurs jours, sur la sécurité alimentaire en Afrique, ce qui peut renforcer l’influence russe aux dépens de l’Occident en Afrique, qui s’inquiète de plus en plus de la hausse des prix mondiaux des denrées alimentaires, des engrais et de l’énergie.

• Faire face aux défis du terrorisme en Afrique

L’approche sécuritaire est devenue donc l’un des points d’entrée les plus importants de la Russie pour renforcer sa présence sur la scène africaine ces dernières années, en particulier avec l’escalade de l’activité des groupes armés et extrémistes dans un certain nombre de régions stratégiques, comme le Sahel et l’Afrique de l’Ouest, et le changement d’attitude des Africains envers l’Occident et la France dans un certain nombre de pays. Les pays du continent ces dernières années ont en échange accueilli les Russes (dans certains d’entre eux à bras ouverts) pour coopérer dans la lutte contre le terrorisme.

Par conséquent, Moscou a présenté un plan de coopération à cet égard en s’engageant à envoyer des armes gratuitement pour renforcer la sécurité et la stabilité dans les pays africains, et à renforcer la sécurité et la coopération militaire avec ses agences de sécurité et de renseignement, en plus de son intention d’attirer des Africains des responsables des agences militaires et de sécurité pour la formation à Moscou, d’autant plus qu’elle fournit une assistance militaire aux pays d’Afrique en fournissant une quarantaine de pays en armes aux armées nationales dans le cadre d’accords bilatéraux, selon les estimations russes.

Cela peut donner plus de légitimité à la présence des forces de sécurité russes de Wagner et à l’expansion de leur déploiement dans de nombreux pays africains au cours de la période à venir.

Wagner est également prêt à intervenir dans un certain nombre de zones de crise dans certains pays africains, comme le Cameroun, qui connaît des tensions croissantes en raison de l’escalade des mouvements séparatistes dans les régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest du pays, d’autant plus que le Cameroun représente une bonne porte d’entrée vers les eaux chaudes. Afin de faciliter le transfert des ressources naturelles saisies par Wagner depuis l’Afrique centrale et les pays du Sahel vers l’étranger.

Au total, ce sommet offre à la Russie une étape pour renforcer sa position géostratégique sur la scène africaine face à l’Occident, de plus en plus préoccupé par l’influence croissante de la Russie dans de nombreuses régions stratégiques du continent, ce qui signifie que l’Afrique restera une arène de conflit intense entre Moscou et l’Occident au cours de la prochaine étape. Cela aura des répercussions négatives sur la sécurité et la stabilité du continent et menacera les économies africaines d’une nouvelle crise compte tenu de leur forte dépendance vis-à-vis des approvisionnements alimentaires et énergétiques de l’étranger.

Déclaration officielle russe

A l’issue des travaux de ce 2e Sommet Afrique-Russie, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a tenu un point de presse lors duquel il a annoncé que le président russe Vladimir Poutine a déclaré plus tôt que la Russie avait conclu des accords de coopération (militaro-technique) avec plus de 40 pays africains, ainsi que l’aboutissement à la signature de nombreux accords entre la Russie et l’Afrique dont on peut citer :

-L’approbation du Plan d’action du Forum de partenariat russo-africain pour la période 2023-2026, visant à accroître les échanges commerciaux, à construire des infrastructures et à négocier en devises locales,

-La signature d’accords de coopération russo-africaine avec renforcement du partenariat entre la Russie et l’Afrique dans les domaines du commerce, de la sécurité, de l’alimentation et de la technologie,

-L’adoption d’un plan de coopération dans la lutte contre le terrorisme et un autre plan pour activer la coordination en matière de politique étrangère,

-L’engagement de la Russie à fournir gratuitement à l’Afrique des armes pour renforcer la sécurité sur le continent et à travailler plus étroitement avec les forces de l’ordre et les agences de renseignement africaines.

Il y eut la conclusion également d’un certain nombre d’accords, de contrats et d’autres documents relatifs à divers domaines de la coopération russo-africaine, dont on peut rappeler entre-autres :

-L’élaboration d’un accord sur l’utilisation des monnaies nationales,

-Accroître les exportations agricoles russes vers l’Afrique, notamment dans le domaine des céréales,

-L’annulation de dettes envers l’Afrique d’une valeur de 23 milliards de dollars,

-L’envoi gratuit de blé dans six pays et le reste des pays à des prix raisonnables,

-Le lancement d’un programme d’assistance aux pays africains dans le domaine des soins de santé, dont la taille atteindra 1,2 milliard de roubles,

-L’aide aux pays africains à lutter contre les épidémies,

-La mise en place d’un réseau pour l’enseignement de la langue russe en Afrique.

Echos sur le plan économique

Il importe de noter que les investissements russes en Afrique sont également faibles, certes, car ils ne représentent qu’1% du total des investissements directs étrangers sur le continent. Par conséquent, Moscou cherche à encourager davantage d’entreprises russes à pomper beaucoup plus d’investissements russes dans divers domaines, tels que le pétrole, le gaz, les infrastructures, les mines et autres, dans de nombreux pays africains.

Et ceci vient à une époque où l’Afrique représente un vaste marché pour de nombreux acteurs, comprenant plus d’un milliard et 400 millions de personnes, en plus de la possession par les pays africains de plus de richesses et de ressources naturelles, qui sont devenues un catalyseur pour l’expansion de la concurrence internationale entre les forces actives là-bas.

Cependant, l’Afrique en tant que continent, continue de souffrir de défauts structurels qui l’empêchent de bénéficier de la concurrence internationale, à savoir l’incapacité de parler d’une seule voix dans les forums internationaux, qu’il s’agisse de pays ou même d’organisations régionales.

Le sommet a entre-autre confirmé le renforcement de la diplomatie de coopération entre l’Union africaine d’une part, et les deux organisations actives (notamment dans le domaine de la coopération économique) auxquelles la Russie appartient d’autre part, à savoir les BRICS et l’Organisation de coopération de Shanghai. C’est un objectif de grande importance pour l’Union africaine.

Pour conclure, on peut assurer que la Russie a convenu avec les pays africains d’un certain nombre d’initiatives qui renforceraient la coopération conjointe entre Moscou et le continent brun, au cours de la période à venir, et Poutine a annoncé que le sommet afro-russe se tiendrait désormais tous les trois ans.

Par ailleurs, Azali Assoumani, président de l’UA et chef d’État comorien, a constaté quant à lui que les pays du continent étaient satisfaits des résultats de leurs réunions avec des représentants russes lors du sommet. Il a surtout apprécié « la disponibilité de la Russie à assurer l’éducation et la formation » de cadres africains. « La Russie en dispose de toutes les potentialités et il faut les capitaliser », a-t-il insisté.

Il s’est notamment félicité du fait que la partie russe avait confirmé son intention de livrer gratuitement des céréales aux pays africains. Comme il a également souligné que Vladimir Poutine s’était déclaré prêt au dialogue au sujet de la crise ukrainienne et qu’il fallait donc obtenir l’accord de Kiev pour entamer des négociations.

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