Africa-Press – Congo Kinshasa. Les propositions portées par les principales confessions religieuses de la RDC -République démocratique du Congo-, à savoir la CENCO -Conférence Épiscopale Nationale du Congo-, l’ECC -Église du Christ au Congo- et la CIN -Coalition Interconfessionnelle pour la Nation-, dans le cadre du Pacte social pour la Paix, suscitent une vive controverse.
Loin de faire l’unanimité, cette initiative est jugée par plusieurs voix, notamment politiques, comme potentiellement porteuse de risques pour les acquis démocratiques du pays.
C’est dans ce contexte que Germain Kambinga, acteur politique et ancien ministre de l’Industrie, sort de son silence pour conditionner au référendum populaire toute démarche visant à instaurer un dialogue, tel que proposé par les confessions religieuses. Il appelle à interroger directement le peuple, seul détenteur légitime de la souveraineté nationale, afin de valider ou non cette initiative.
Dans une dépêche de l’agence congolaise de presse, celui-ci estime que le Président Félix Tshisekedi, garant du bon fonctionnement des institutions, ne doit en aucun cas céder à des pressions extérieures. Pour lui, un vrai dialogue ne peut se faire que dans une dynamique de rassemblement des patriotes, autour de la défense de la nation et non comme une concession face aux ambitions de certains groupes politiques. « Le temps de la libération nationale est venu, et il ne peut se négocier », a-t-il averti.
Il met en garde contre un dialogue, qui, selon lui, pourrait aboutir à une remise en cause dangereuse de la souveraineté populaire, au profit d’intérêts partisans. Il dénonce une démarche, qui, loin d’unir les Congolais pour faire face à l’agression dans l’Est du pays, risquerait d’accorder une légitimité à des forces hostiles, notamment à travers l’éventuelle incorporation de membres de l’AFC/M23 dans l’administration et les services de sécurité.
Pour Kambinga, un tel scénario équivaudrait à une infiltration rwandaise dans les institutions congolaises. Il craint également une manipulation des résolutions issues du dialogue en faveur d’un glissement du mandat présidentiel, remettant ainsi en cause les échéances constitutionnelles prévues au-delà de décembre 2028. Cette perspective, prévient-il, serait une trahison vis-à-vis du peuple congolais.
Exprimant la position de son mouvement politique Le CENTRE, Germain Kambinga réitère que seule une consultation populaire via un référendum peut légitimer une telle initiative. Il alerte sur les conséquences graves d’un dialogue mené sans l’aval du peuple et souligne que les promoteurs de ce processus risquent de faire porter la responsabilité politique de ses effets au seul Président de la République.
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