Inauguration de Kouakou Firmin: L’unité des peuples

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Inauguration de Kouakou Firmin: L'unité des peuples
Inauguration de Kouakou Firmin: L'unité des peuples

Africa-Press – Côte d’Ivoire. Le village de Koblata, dans la région de la Marahoué, a vibré au rythme de la fraternité et du souvenir lors de l’inauguration du Centre Culturel Kouakou Firmin. Plus qu’une simple cérémonie, l’événement a pris des allures de manifeste en faveur de la cohésion sociale, porté par la voix du président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, Zoro Bi Ballo Épiphane.

Le centre, entièrement réhabilité grâce aux efforts de la Mutuelle de Développement de Koblata (MUDEKO) pour un coût de 40 millions de FCFA, est dédié à la mémoire de feu Kouakou Firmin, disparu en 2018 et considéré comme l’un des fils les plus engagés de la localité. Pour les habitants, il ne s’agit pas seulement d’un bâtiment restauré, mais d’un lieu de rassemblement qui perpétue l’esprit d’un homme visionnaire, attaché au progrès de sa communauté.

La cérémonie, marquée par la présence d’une importante délégation de cadres et de personnalités politiques, administratives et traditionnelles, a débuté par les mots de bienvenue de Goli Bi Foua, deuxième adjoint au maire de Bouaflé, représentant le premier magistrat de la commune. Le ministre Hubert Oulaye, empêché, a été représenté par son collègue Lia Bi Douayoua, entouré de Jean-Claude Bayou, tandis que le président de la MUDEKO, Kouakou Didier, a insisté sur la volonté de la mutuelle de traduire en actes concrets la mémoire d’un homme dont le nom restera attaché à l’histoire de Koblata.

Mais le moment le plus marquant fut sans doute l’allocution de Zoro Bi Ballo. S’exprimant devant une foule attentive, il a livré un message à la fois solennel et plein d’espérance: « Ce qui nous unit est plus fort que ce qui peut nous diviser. Ce qui nous rassemble, c’est la fraternité, les actions de développement et les valeurs de travail et d’engagement pour notre communauté. » Par ces mots, le président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance a voulu rappeler que la force d’une société réside avant tout dans sa capacité à se rassembler autour d’objectifs communs, loin des querelles et des fractures.

Il a également salué la portée exemplaire de l’action menée par la MUDEKO, estimant que cette démarche devrait servir de modèle aux autres mutuelles et associations à travers la Côte d’Ivoire. « L’acte que vous venez de poser fera école parmi les mutuelles et associations de cadres. Ensemble, nous pouvons bâtir pour nos parents, lutter contre la pauvreté et construire un véritable développement », a-t-il déclaré, suscitant des applaudissements nourris.

Pour lui, le centre culturel n’est pas uniquement un édifice, mais un symbole tangible de ce que la volonté collective peut produire lorsque chacun place l’intérêt général au-dessus des intérêts individuels.

La journée, placée sous le signe de la mémoire et de la fraternité, a également été marquée par des prestations artistiques des fils et filles de la région. Les artistes gouro Bi Pomi Junior, Bi Zoto et Vovohi Bordeaux ont égayé le public, rappelant par leurs mélodies que la culture reste l’un des vecteurs les plus puissants de l’unité et de la transmission.

Au terme de la cérémonie, il est apparu clairement que l’inauguration du Centre Culturel Kouakou Firmin allait bien au-delà d’un simple hommage. Elle s’impose désormais comme un acte fondateur, une pierre posée sur le chemin de l’unité et du développement participatif. Pour la Marahoué, c’est une victoire de la solidarité ; pour la Côte d’Ivoire entière, un signal fort que l’union des forces vives reste la clé d’un avenir meilleur.

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