Grève des Taxis à Yamoussoukro Après Retrait de Permis

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Grève des Taxis à Yamoussoukro Après Retrait de Permis
Grève des Taxis à Yamoussoukro Après Retrait de Permis

Africa-Press – Côte d’Ivoire. Les taxis sont quasiment absents des rues de Yamoussoukro ce lundi 02 février 2026. Les chauffeurs ont entamé un arrêt de travail de 72 heures pour protester contre l’interdiction de l’usage du gaz butane comme carburant, une décision des autorités qui bouleverse le transport urbain dans la capitale politique ivoirienne, a constaté KOACI sur place.

Et ce, jusqu’au mercredi 4 février 2026, les chauffeurs de taxi de Yamoussoukro observeront cet arrêt de travail, selon une note officielle du syndicat des chauffeurs de taxi de la ville capitale.

Cet arrêt de travail a fortement perturbé la circulation et empêché de nombreux usagers de se rendre à leur travail, à l’école ou à leurs activités quotidiennes.

Les arrêts de taxis sont désertés, obligeant les populations à se rabattre sur des moyens de transport alternatifs, souvent rares ou plus coûteux.

Cette situation fait suite à la fermeture, jeudi dernier, de plusieurs points de rechargement de gaz butane. Cette opération qui a conduit à la saisie de 2 140 bouteilles de gaz et de 24 machines de transvasement, ainsi qu’à l’interdiction formelle de l’utilisation du gaz butane dans les transports urbains.

Selon la direction du pétrole et de l’énergie, le gaz butane est destiné exclusivement à un usage domestique et qu’il bénéficie d’une subvention de l’État ivoirien.

Dans le cadre d’une opération conjointe entre la direction régionale du Pétrole et de l’Énergie et la police locale, plus de 60 permis de conducteurs de taxis utilisant le gaz ont été retirés mercredi dernier.

« L’utilisation du gaz butane comme carburant est interdite par la loi en Côte d’Ivoire », a justifié Augustin Zibodi, directeur régional du Pétrole et de l’Énergie, appelant les chauffeurs à se conformer à la réglementation en vigueur.

Il a rappelé qu’un moratoire de six mois avait été accordé pour permettre aux conducteurs de se mettre en règle. À l’issue de cette période, des bonbonnes de gaz avaient été détruites pour décourager cette pratique jugée illégale.

À en croire des chiffres officiels, la consommation de gaz butane en Côte d’Ivoire est passée de 36 000 litres à 300 000 litres, principalement à cause de son utilisation illégale comme carburant par des taxis, notamment à Yamoussoukro, Bouaké et dans d’autres villes du pays.

Du côté des chauffeurs, les positions sont contrastées. Pour Issouf Diaby, chauffeur de taxi, « l’utilisation du gaz n’est aucunement un danger » s’il existe un encadrement technique adéquat. Il plaide pour une adaptation du système, citant l’exemple de pays européens où ce type de carburant est utilisé.

En revanche, Diarrassouba Malick affirme qu’« il n’y a pas de grève », mais plutôt une décision de respecter les injonctions des autorités, le temps de trouver une solution alternative viable.

Selon les dernières informations, le syndicat des chauffeurs de taxi a été convié à une rencontre avec le préfet de région et préfet du département de Yamoussoukro, afin de trouver une solution rapide à cette crise qui affecte fortement les populations.

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