Mali Limoge Hauts Officiers pour Raisons Sécuritaires

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Mali Limoge Hauts Officiers pour Raisons Sécuritaires
Mali Limoge Hauts Officiers pour Raisons Sécuritaires

CE Qu’Il Faut Savoir

Les autorités maliennes ont récemment évincé plusieurs hauts responsables des services de défense et de sécurité, qualifiant ces mesures de “disciplinaires” en lien avec des accusations de “menace à la sécurité de l’État”. Parmi les évincés figurent des personnalités clés, dont l’ancien directeur des services de renseignement et un ancien aide du président.

Africa. Les autorités au Mali ont récemment évincé plusieurs hauts responsables des services de défense et de sécurité, qualifiant cette décision de “mesures disciplinaires” liées à des accusations de “menace à la sécurité de l’État”.

Les décisions concernent l’ancien directeur des services de renseignement, le colonel Kassoum Goïta, l’ancien aide du président et gouverneur de la région de Kidal, le colonel Fody Malick Sisoko, ainsi que le contrôleur général de la police, Mustapha Diakité. Toutes ces décisions ont été prises par des décrets présidentiels.

Goïta et Diakité avaient été arrêtés en novembre 2021 avec d’autres responsables dans une affaire qualifiée par les autorités de “tentative de coup d’État et de complot contre le gouvernement de transition”. Ils sont toujours en détention, tandis que leurs avocats affirment que les procédures judiciaires à leur encontre sont toujours en cours sans jugement définitif.

Le colonel Sisoko, quant à lui, a été arrêté en novembre 2023 et placé en détention préventive pour “haute trahison”, sur la base d’un enregistrement téléphonique diffusé à la fin de l’année, dans lequel il aurait communiqué avec un leader influent du nord du Mali. Bien que le contenu de l’enregistrement ait été largement diffusé, aucune entité indépendante n’a encore confirmé son authenticité.

Série de décisions similaires

Ces évictions s’inscrivent dans la continuité de décisions similaires prises en 2025, lorsque les généraux Abass Dembélé et Nema Sagara ont été suspendus en août dernier, puis évincés par décret présidentiel le 7 octobre de l’année précédente, avant que des accusations de tentatives de “déstabilisation des institutions” ne leur soient ultérieurement adressées. Leur procès est toujours en cours.

Les mesures ont également touché le colonel Alpha Yaya Sangaré, un officier de la garde nationale et auteur d’un livre critiquant la situation sécuritaire dans le pays. Il a été arrêté en mars 2024 après la publication de son livre, et un décret d’éviction a été émis le 12 décembre 2025.

La situation politique au Mali a été marquée par des tensions croissantes et des accusations de corruption au sein des forces de sécurité. Depuis le coup d’État de 2020, le pays a connu une instabilité politique, avec des mesures disciplinaires visant à renforcer le contrôle gouvernemental sur les institutions militaires et de sécurité. Ces récentes évictions s’inscrivent dans un contexte plus large de purges au sein des forces armées, souvent justifiées par des préoccupations de sécurité nationale.

Les autorités maliennes ont intensifié leurs efforts pour réformer les services de sécurité, en réponse à des critiques sur leur efficacité face à la menace terroriste croissante dans la région.

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