Africa-Press. Le Parti des Peuples Africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par l’ancien président Laurent Gbagbo, a annoncé la tenue de son premier congrès ordinaire en mai prochain, une initiative visant à redynamiser le parti après un cycle électoral marqué par son absence à l’élection présidentielle et son boycott des élections législatives.
L’annonce a été faite à l’issue de la réunion du comité central du parti, tenue à huis clos le samedi 24 janvier, sous la présidence de Laurent Gbagbo, et en présence de représentants des principales instances du parti, notamment le Conseil stratégique et politique, le Secrétariat général et les présidents de commissions.
Lors de cette réunion, le parti a confirmé que la date du premier congrès ordinaire avait été fixée au mois de mai, alors qu’il était initialement prévu pour octobre 2025, mais avait été reporté en raison de la récente élection présidentielle.
Un responsable du parti a expliqué que le boycott des élections législatives relevait d’un choix stratégique, tandis que le parti estime avoir été empêché de participer à l’élection présidentielle.
Dans un geste marquant, le Parti des Peuples Africains a appelé Laurent Gbagbo à rester à la tête du parti, une demande acceptée par l’ancien président, alors même qu’il avait annoncé en octobre dernier son intention de se retirer de la vie politique.
Selon l’analyste politique César Flan Moukè, le Parti des Peuples Africains se trouve actuellement à un « carrefour », oscillant entre le rôle central joué par Gbagbo et la nécessité de se réinventer afin d’assurer une présence durable sur la scène politique ivoirienne.





