Afrique Lève L’Urgence Sanitaire Liée au Mpox

10
Afrique Lève L’Urgence Sanitaire Liée au Mpox
Afrique Lève L’Urgence Sanitaire Liée au Mpox

Africa-Press. L’Agence de santé de l’Union africaine a annoncé la levée de l’état d’urgence sanitaire lié à la maladie « mpox » (anciennement connue sous le nom de « variole du singe ») après une baisse significative du nombre de cas et de décès sur le continent.

Selon les données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Afrique a enregistré environ 44 500 cas entre janvier 2025 et ce mois-ci, dont 198 décès dans 29 pays. La République démocratique du Congo, la Guinée et Madagascar ont été les plus touchés. L’agence africaine de santé a précisé que le nombre de cas suspects a diminué de 40 %, tandis que les cas confirmés ont reculé de 60 % entre le pic de début 2025 et la fin de l’année.

En 2024, l’agence avait déclenché le niveau le plus élevé d’alerte sanitaire après avoir enregistré plus de 80 000 cas suspects et 1 340 décès, soit une forte augmentation par rapport à l’année précédente. Mais avec l’intensification des campagnes de vaccination ayant fourni plus de 5 millions de doses dans 16 pays, les indicateurs épidémiques ont commencé à reculer. Le président de l’agence, Jean Kasiya, a souligné dans un communiqué que la levée de l’état d’urgence « ne signifie pas la fin de la maladie en Afrique » mais reflète une amélioration de la situation sanitaire grâce aux efforts de riposte et de vaccination.

Une maladie ancienne au visage nouveau

Le mpox a été identifié pour la première fois en République démocratique du Congo en 1970, restant pendant des décennies limité à un nombre restreint de pays d’Afrique centrale et de l’Ouest. Le virus se divise en deux principaux clades: clade 1 et clade 2.

En mai 2022, le virus a franchi les frontières avec la propagation mondiale du clade 2, ce qui a conduit l’OMS à déclarer une urgence sanitaire internationale à ce moment-là.

En septembre 2025, l’OMS a indiqué que le mpox ne constituait plus une « urgence sanitaire mondiale », décision qui coïncide aujourd’hui avec celle de l’Union africaine au niveau régional. Néanmoins, les experts en santé insistent sur la nécessité de maintenir la surveillance et la préparation pour éviter de nouvelles vagues, en particulier dans les pays qui continuent d’enregistrer des taux élevés d’infections.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici