Africa-Press. Le commandant des Forces de défense ougandaises, Muhoozi Kainerugaba, a annoncé que son pays prévoyait de retirer ses troupes participant aux opérations de maintien de la paix en Somalie, après près de deux décennies de déploiement dans le cadre des missions de l’Union africaine.
Dans un communiqué publié lundi sur la plateforme X, Kainerugaba a déclaré: « Après 19 ans en Somalie, nous envisageons un retrait complet de ce pays prochainement », évoquant un possible changement dans le rôle longtemps joué par l’Ouganda au sein de la mission de l’Union africaine.
Cependant, ni le ministère de la Défense ni le commandement de l’armée ougandaise n’ont publié jusqu’à présent de déclaration officielle confirmant ce retrait, laissant planer l’incertitude quant à savoir si les propos du chef de l’armée — qui est par ailleurs le fils du président ougandais — reflètent une politique gouvernementale établie ou seulement une intention initiale.
Un rôle clé depuis 2007
L’Ouganda est l’un des plus anciens et des plus importants contributeurs aux opérations de maintien de la paix en Somalie. Le pays a déployé ses premières unités militaires en 2007 pour soutenir le gouvernement de transition et affronter les insurgés d’Al-Shabaab. Depuis lors, ses forces ont sécurisé des sites stratégiques dans la capitale Mogadiscio et participé à des opérations conjointes contre des groupes armés.
En 2022, la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) est devenue la Mission de transition de l’Union africaine (ATMIS), avec pour objectif de transférer progressivement les responsabilités sécuritaires aux forces somaliennes, via un plan de retrait phasé des troupes étrangères. Au fil des années, l’Ouganda a déployé des milliers de soldats par rotations successives, exposés à de fréquentes attaques d’Al-Shabaab.
Malgré les défis sécuritaires et les pertes humaines, Kampala est restée engagée dans le soutien à la stabilité de la Somalie et à la sécurité régionale, aux côtés d’autres pays contributeurs et partenaires internationaux.
Cependant, les déclarations de Kainerugaba soulèvent des interrogations quant à la capacité des forces somaliennes à assumer pleinement la sécurité, alors que la réduction des effectifs de la mission ATMIS se poursuit selon un calendrier convenu avec l’Union africaine et les Nations unies.





