Bénin: le Parti au Pouvoir Rafle Tous les SièGes Municipaux

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Bénin: le Parti au Pouvoir Rafle Tous les SièGes Municipaux
Bénin: le Parti au Pouvoir Rafle Tous les SièGes Municipaux

Africa-Press. La Commission électorale nationale autonome du Bénin (CENA) a annoncé les résultats définitifs des élections municipales organisées le 7 janvier dans la ville de Cotonou.

Les résultats ont été conformes aux attentes, les deux partis proches du pouvoir ayant remporté l’ensemble des sièges locaux, en l’absence totale des forces d’opposition au sein des conseils municipaux.

Selon les résultats officiels, les deux partis de la majorité présidentielle — l’Union progressiste pour le renouveau (UP-R) et le Bloc républicain — ont remporté la totalité des 1 815 sièges municipaux à l’échelle nationale.

En revanche, le Front pour la libération du Bénin (FCBE), considéré comme le principal parti d’opposition modérée autorisé à participer au scrutin, n’a remporté aucun siège. Le taux de participation à ces élections locales a été inférieur à 37 % des électeurs inscrits, un chiffre jugé faible et reflétant une désaffection à l’égard du scrutin municipal. À l’instar de ce qui s’est produit au sein du nouveau Parlement, les deux partis au pouvoir se sont partagé l’ensemble des sièges municipaux sans aucune représentation de l’opposition.

Le parti Union progressiste pour le renouveau, dirigé par Joseph Djogbénou, a obtenu 963 sièges, tandis que le Bloc républicain, conduit par Abdoulaye Bio Tchané, en a remporté 852. Cette répartition représente environ 49 % des voix pour le premier, contre moins de 45 % pour le second.

Quant au parti Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), seul troisième parti autorisé à participer aux élections, il n’a pas réussi à franchir le seuil électoral, n’obtenant que moins de 7 % des voix, un pourcentage insuffisant pour garantir une quelconque représentation municipale.

Par ailleurs, le parti Les Démocrates, principale force d’opposition du pays, sera absent des conseils municipaux pour une période de sept ans, après que la Commission électorale nationale autonome a rejeté son dossier de candidature pour non-respect des conditions légales requises. La Cour suprême demeure l’instance compétente pour examiner tout recours lié à ces élections.

La CENA a mis près de vingt jours après le scrutin pour annoncer les résultats définitifs, sans que son président, Sacca Lafia, n’ait fourni d’explications officielles quant aux raisons de ce retard.

Cette échéance municipale s’inscrit dans le calendrier des élections générales de 2026, lesquelles se poursuivront avec l’élection présidentielle prévue le 12 avril prochain. Celle-ci marquera le départ du président Patrice Talon, à l’issue de son second et dernier mandat conformément à la Constitution.

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