Africa-Press. Les États-Unis ont condamné la décision de Afrique du Sud d’expulser le chargé d’affaires israélien la semaine dernière. Un porte-parole du Département d’État américain a qualifié cette mesure de priorité donnée à une « politique des griefs ».
Tommy Pigott, porte-parole adjoint du Département d’État américain, a déclaré sur la plateforme X que « l’expulsion d’un diplomate pour avoir critiqué les liens du Congrès national africain avec le Mouvement de résistance islamique palestinien (Hamas) et d’autres groupes fondamentalistes antisémites donne la priorité à une politique des griefs au détriment des intérêts de l’Afrique du Sud et de ses citoyens ».
Vendredi dernier, le gouvernement sud-africain a annoncé qu’Ariel Sideman, chargé d’affaires de l’ambassade d’Israël à Pretoria, avait été déclaré « persona non grata » et sommé de quitter le pays dans un délai de 72 heures.
Le ministère sud-africain des Relations internationales et de la Coopération a indiqué dans un communiqué que cette décision faisait suite à « une série de violations inacceptables des normes et pratiques diplomatiques », considérées comme un défi direct à la souveraineté nationale de l’Afrique du Sud.
Le ministère a précisé que ces violations comprenaient l’utilisation répétée des plateformes officielles de réseaux sociaux israéliennes pour lancer des attaques offensantes contre le président sud-africain Cyril Ramaphosa, ainsi que le manquement délibéré à informer les autorités de possibles visites de hauts responsables israéliens.
Le communiqué a qualifié ces actes de « grave abus des privilèges diplomatiques et de violation substantielle de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques », soulignant qu’ils ont sapé la confiance et les protocoles fondamentaux des relations bilatérales entre les deux pays.
Israël a réagi rapidement le même jour en annonçant que le chef des représentants diplomatiques sud-africains à Tel-Aviv, le ministre Shaun Edward Beinfieldt, avait été déclaré « persona non grata » et sommé de quitter le pays dans un délai de 72 heures, qualifiant la décision sud-africaine « d’attaque malveillante contre Israël sur la scène internationale ».
Cette décision marque l’aboutissement de tensions persistantes entre les deux parties, notamment à la suite de la guerre menée par Israël contre la bande de Gaza et des positions juridiques et politiques de l’Afrique du Sud à l’égard des politiques israéliennes.
Il convient de rappeler que l’Afrique du Sud a déposé, le 29 décembre 2023, une plainte contre Israël devant la Cour internationale de Justice à La Haye, l’accusant de violer la Convention des Nations unies de 1948 relative à la prévention du génocide.





