Africa-Press. Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir Mayardit, a nommé par erreur un responsable politique décédé depuis plusieurs années au sein d’une commission chargée de préparer les élections dans le pays, avant que la présidence ne découvre la méprise et ne présente ses excuses. La famille du défunt a toutefois réclamé une indemnisation.
Un porte-parole du bureau présidentiel a évoqué une « erreur administrative involontaire et regrettable » après l’inclusion du nom de l’ancien opposant Steward Sorubia Bodia parmi les membres cités dans un décret présidentiel.
Dans un communiqué publié mardi, le bureau a indiqué avoir « appris avec un profond regret que Steward Sorubia Bodia, l’un des signataires de l’accord de paix, avait été nommé au sein de la commission liée au processus électoral, en vertu d’un décret présidentiel daté du 30 janvier dernier ».
L’ambassadeur David Amour Majur, secrétaire de presse du président de la République, a précisé que la décision de nomination faisait suite à de vastes consultations au cours desquelles les différentes parties prenantes avaient soumis les noms de leurs candidats, dans le but d’assurer un processus de sélection représentatif et inclusif.
Il a ajouté qu’il est apparu par la suite que l’une des parties n’avait pas procédé aux vérifications nécessaires concernant le nom proposé, ce qui a conduit à cette regrettable erreur administrative.
Le bureau présidentiel a confirmé qu’il prenait actuellement les mesures nécessaires pour corriger la nomination et attendait qu’un nom alternatif soit proposé par l’entité concernée afin de remplacer le défunt.
La présidence a présenté ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches du défunt, soulignant qu’elle mettrait en place à l’avenir des procédures de vérification plus strictes afin de garantir que toutes les nominations respectent les normes les plus élevées de rigueur et de crédibilité.
Demande d’indemnisation
En réaction à l’incident, la famille de Bodia, décédé il y a cinq ans, a réclamé une compensation. Dans un communiqué, elle a déclaré: « Dans notre culture, il n’est pas acceptable de convoquer ou de réveiller l’esprit d’une personne décédée sans la connaissance, le consentement ou la participation de sa famille. »
Il convient de rappeler qu’aucune élection n’a encore été organisée au Soudan du Sud, pays marqué par des guerres civiles récurrentes depuis son indépendance du Soudan en 2011.
Les élections présidentielle et législatives prévues pour décembre 2025 avaient été annulées peu avant la date prévue et sont désormais programmées pour décembre prochain.





