Africa-Press. De nouveaux détails ont émergé concernant la reprise de la production à la mine d’or de Loulo-Gounkoto, la plus grande du Mali, exploitée par le groupe canadien Barrick Gold.
Après plusieurs années de blocage entre le groupe et le gouvernement malien, un accord a été trouvé ouvrant la voie à la relance de l’activité de l’un des actifs miniers les plus stratégiques du pays, qui devrait générer des revenus significatifs pour le Mali.
Barrick Gold prévoit une remise en service progressive de la mine de Loulo-Gounkoto, avec une production estimée en 2026 entre 260 000 et 290 000 onces d’or, selon son rapport financier publié le jeudi 5 février.
Bien que ce niveau reste nettement inférieur au pic de production atteint en 2024, à environ 720 000 onces, la mine demeure un actif stratégique tant pour Barrick que pour l’État malien, qui détient 20 % du projet.
Les estimations indiquent que la production de 2026, dans un contexte de prix de l’or atteignant des niveaux records, pourrait générer au moins 1,5 milliard de dollars de revenus, constituant ainsi une source majeure de recettes fiscales pour Bamako. Cette reprise intervient à un moment où la relance du secteur aurifère est jugée cruciale, après la forte baisse de la production enregistrée l’an dernier.
Barrick Gold et le gouvernement malien étaient parvenus en décembre à un accord global mettant fin à leur différend sur ces gisements. Les discussions se poursuivent actuellement concernant le renouvellement, pour dix années supplémentaires, du permis de la mine de Loulo, l’un des sites clés du complexe, dont l’autorisation actuelle expire fin février.





