Africa-Press. Le ministère namibien de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a déclaré qu’il n’avait pas été informé à l’avance d’une opération par laquelle TotalEnergies (France) et Petrobras (Brésil) ont acquis des participations dans un permis d’exploration pétrolière offshore, soulevant des interrogations sur l’avenir de l’accord.
Dans un communiqué publié dimanche, le ministère a rappelé que la loi impose l’obtention d’une approbation préalable du ministre avant tout transfert ou acquisition d’intérêts liés à des licences pétrolières. Il a affirmé n’avoir reçu aucune notification officielle et n’avoir appris l’existence de la transaction que quelques minutes avant son annonce.
Petrobras, compagnie publique brésilienne, a indiqué vendredi avoir acquis une participation de 42,5 % dans le permis d’exploration en mer. TotalEnergies a obtenu la même part (42,5 %) et assurera l’exploitation du permis. Le montant de l’opération n’a pas été divulgué dans les documents financiers.
Petrobras a précisé que cette démarche marque son retour sur le marché namibien et s’inscrit dans sa stratégie 2026–2030 visant à ouvrir de nouveaux horizons d’exploration en Afrique afin de renouveler ses réserves. L’entreprise a insisté sur le fait que l’accord s’intègre à une vision de long terme pour étendre ses activités d’exploration et sécuriser la durabilité de ses ressources.
De son côté, le ministère a réaffirmé que toute opération de ce type doit emprunter les canaux officiels et obtenir une autorisation préalable, ce qui jette le doute sur la finalisation de l’accord. Cette position reflète aussi, selon le texte, des préoccupations plus larges chez les investisseurs étrangers quant à l’environnement des affaires dans le secteur énergétique namibien, et alimente des questions sur la clarté des procédures réglementaires dans le pays.





