Africa-Press. L’administration du président américain Donald Trump a remis la question du Sahara au premier plan de l’agenda international en parrainant une nouvelle série de négociations, tenues au siège de l’ambassade des États-Unis à Madrid. Il s’agit du premier mouvement officiel de Washington à ce niveau depuis des années d’impasse.
La mission des États-Unis auprès des Nations unies a confirmé que des délégations de haut niveau des États-Unis et de l’ONU ont facilité des pourparlers directs réunissant le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie, dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité relative au Sahara occidental. Cette session s’est tenue sous la supervision du conseiller spécial du président Trump pour les affaires africaines et arabes, Massad Boulos, avec la participation du chef de la mission américaine auprès de l’ONU, Mike Waltz.
L’initiative américaine vise à instaurer une nouvelle dynamique de négociation fondée sur une pression politique et temporelle exercée sur les parties concernées, afin de parvenir à une feuille de route claire comportant des objectifs intermédiaires réalisables, notamment en ce qui concerne la notion d’autodétermination et les mécanismes de mise en œuvre de la proposition d’autonomie.
Dans ce contexte, les parties participantes ont convenu de créer une commission technique permanente composée d’experts juridiques du Maroc, de l’Algérie et de la Mauritanie. Cette commission travaillera sous la supervision conjointe des États-Unis et des Nations unies et sera chargée d’élaborer les aspects techniques et juridiques de la solution.
La délégation américaine est également parvenue à obtenir un accord de principe pour la tenue d’une nouvelle réunion à Washington au mois de mai prochain, qui devrait aboutir à la signature d’un accord-cadre politique constituant la base de la prochaine phase des négociations.
Les pourparlers de Madrid s’inscrivent dans un processus de négociation plus large, qui a déjà connu des cycles à Genève et à Manhasset. Toutefois, la récente initiative américaine reflète une volonté plus directe de l’administration Trump de piloter le dossier, malgré la persistance de divergences profondes entre les positions du Maroc et de l’Algérie sur l’avenir du Sahara.





