Africa-Press. Le ministre botswanais des Finances, Ndaba Gaolathe, a annoncé que l’économie du Botswana devrait renouer avec la croissance cette année après deux années consécutives de récession, tout en avertissant que la dette publique devrait dépasser le plafond légal en raison d’un nouveau déficit budgétaire important.
Dans son discours sur le budget, Gaolathe a indiqué que la croissance économique attendue pour cette année s’établit à 3,1 %, après des contractions estimées à 0,4 % l’an dernier et à 2,8 % en 2024.
L’économie de ce pays d’Afrique australe, longtemps considérée comme une réussite sur le continent, a été durement touchée par le ralentissement prolongé du marché mondial du diamant, alimenté par l’incertitude économique et la popularité croissante des diamants synthétiques. Le diamant représente généralement environ un tiers des recettes publiques et près de trois quarts des recettes en devises étrangères du Botswana.
Le ministre a précisé aux parlementaires que le déficit budgétaire attendu pour l’exercice débutant en avril atteindra 26,35 milliards de pulas (1,91 milliard de dollars), soit 8,9 % du produit intérieur brut, contre un déficit estimé à 25,48 milliards de pulas pour l’exercice en cours.
« Cela reflète un déséquilibre structurel du cadre budgétaire, dans lequel les engagements de dépenses dépassent systématiquement les ressources disponibles et réalistes », a-t-il déclaré. Le ratio dette/PIB devrait atteindre 38,77 % d’ici mars 2026, puis 44,66 % d’ici mars 2027, dépassant ainsi le plafond légal actuel fixé à 40 % du PIB.
Gaolathe a ajouté que, bien que cette hausse puisse susciter des inquiétudes à court terme en matière de crédibilité, celles-ci sont moindres face aux risques économiques bien plus graves qu’entraînerait une austérité budgétaire sévère. Il a souligné la nécessité d’accélérer la diversification économique et de renforcer les moteurs de croissance hors secteur minier.





