Africa-Press. Les États-Unis prévoient de déployer 200 soldats au Nigeria afin de former les forces armées nigérianes dans leur lutte contre des groupes islamistes « extrémistes », dans le cadre d’un renforcement de la coopération militaire américaine avec ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Selon un porte-parole du ministère nigérian de la Défense, Abuja « fera appel à des forces américaines pour aider à la formation et à l’appui technique ». Le plan prévoit que ces soldats rejoignent une petite équipe américaine déjà présente au Nigeria et impliquée dans l’appui à l’identification de cibles pour des frappes aériennes.
Les renforts attendus dans les prochaines semaines doivent fournir « formation et encadrement technique », notamment pour aider les forces nigérianes à coordonner des opérations combinant frappes aériennes et actions au sol. Une porte-parole du commandement américain pour l’Afrique a confirmé les éléments du déploiement.
Les autorités nigérianes soulignent toutefois que ces 200 soldats ne participeront à aucun combat ni à des opérations directes. L’armée nigériane conservera l’autorité de commandement et prendra toutes les décisions opérationnelles, en menant les missions sur le territoire nigérian.
Le calendrier exact de l’arrivée n’a pas été précisé, mais le déploiement s’inscrit dans un cadre de coopération continue entre les deux pays. Les États-Unis doivent également fournir un appui en renseignement à l’aviation nigériane pour la désignation d’objectifs et contribuer à accélérer certains achats d’armements.
Sur le plan politique, le Nigeria fait l’objet de pressions diplomatiques américaines liées à l’insécurité et aux attaques visant des civils, dans un contexte où des élus aux États-Unis réclament des rapports sur les violences à caractère religieux. Des responsables américains ont aussi souligné que les groupes armés tuent des musulmans comme des chrétiens, en grand nombre.
Le Nigeria fait face à une insurrection persistante concentrée dans le nord-est, tandis que des bandes criminelles multiplient les enlèvements contre rançon et les attaques de villages dans le nord-ouest. Le centre du pays connaît par ailleurs des violences entre agriculteurs et éleveurs peuls, souvent interprétées comme un conflit pour l’accès aux terres et à des ressources en diminution.





