Africa-Press. L’Union africaine semble s’orienter vers la fin du gel de l’adhésion du Soudan, après avoir invité son ministre des Affaires étrangères, Mouhyiddine Salem, à une réunion de son Conseil de paix et de sécurité, ouverte jeudi dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba.
L’invitation d’un pays dont l’adhésion est suspendue à cette réunion importante constitue un précédent dans l’histoire du Conseil, ce qui indique un changement dans la position de l’Union africaine à l’égard de Khartoum.
Plus tôt, le ministre soudanais des Affaires étrangères, Mouhyiddine Salem Ahmed, a renouvelé sa demande à l’Union africaine de mettre fin à la suspension de l’adhésion du Soudan à l’organisation continentale, lors d’une séance du Conseil de paix et de sécurité de l’Union à Addis-Abeba.
Il a déclaré que le conflit au Soudan « est arrivé à sa fin », affirmant que la guerre « n’est pas un objectif » et que le gouvernement soudanais poursuivra ses efforts pour parvenir à une paix durable. Il a, dans le même temps, accusé ce qu’il a qualifié de « parties extérieures » d’attiser le conflit, et a accusé les Forces de soutien rapide (FSR) d’exploiter illégalement les ressources aurifères dans les zones qu’elles contrôlent.
Dans des déclarations à la presse, Salem Ahmed a souligné le rôle du Soudan dans la protection du continent africain face à de multiples menaces, notamment les interventions armées étrangères, estimant que la levée de la suspension de l’adhésion du Soudan bénéficierait à l’Afrique. Il a également rappelé que le Soudan est un membre fondateur de l’Union africaine.
L’Union africaine a gelé l’adhésion du Soudan à la suite des mesures prises par le président du Conseil de souveraineté de transition, Abdel Fattah al-Burhan, le 25 octobre 2021, lorsqu’il a dissous le Conseil de souveraineté et le Conseil des ministres et décrété l’état d’urgence dans le pays, ce que l’Union a considéré comme un coup d’État.
Selon Toukal, l’invitation reflète le soutien de l’Union africaine au gouvernement soudanais. Il a déclaré que la réunion avait été « soudanaise par excellence » et qu’elle pourrait déboucher sur une décision mettant fin au gel de l’adhésion du Soudan.
Les ministres participants ont confirmé le soutien de leurs pays au gouvernement de Khartoum face aux milices, Toukal indiquant que les participants avaient souligné la dangerosité de ces milices pour la sécurité du continent dans son ensemble.
Dans son intervention, Salem a réaffirmé que la guerre dans son pays est arrivée à son terme, que le gouvernement poursuit sans relâche ses efforts pour la paix, et que l’intervention de certaines parties extérieures a contribué à attiser le conflit. Il a également indiqué que les Forces de soutien rapide exploitent les ressources aurifères, dans les zones qu’elles contrôlent, par des moyens illégaux.





