CE Qu’Il Faut Savoir
Les forces armées nigérianes ont réussi à repousser des attaques simultanées menées par des insurgés de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest sur deux bases militaires dans l’État de Borno. Ces affrontements, parmi les plus violents de l’année, ont entraîné des pertes parmi les soldats, mais ont également mis en évidence la résistance croissante des forces armées face à la menace..
Africa-Press. Les forces nigérianes ont annoncé qu’elles avaient repoussé des attaques simultanées menées par des insurgés sur deux bases militaires dans l’État de Borno, entraînant la mort d’un nombre indéterminé de soldats, lors de certains des affrontements les plus violents observés dans le nord-est du pays cette année.
Borno, épicentre d’un soulèvement qui dure depuis 17 ans au Nigeria, connaît une intensification des attaques de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest contre les forces et les civils.
Les attaques coordonnées ont ciblé les villes de Pulka, près de la frontière avec le Cameroun, et Mandara-Gero dans le sud de Borno, deux fronts qui sont en proie à un conflit continu dans la guerre contre les insurgés.
L’armée a déclaré que l’échec des attaques met en lumière la pression croissante exercée sur les insurgés. Le président Donald Trump avait ordonné des frappes aériennes sur des cibles liées aux groupes armés dans le nord-ouest du Nigeria en décembre, indiquant qu’il pourrait y avoir davantage d’opérations militaires américaines dans la région.
Le porte-parole militaire Sani Uba a indiqué que l’État islamique en Afrique de l’Ouest avait lancé une attaque multi-directionnelle à Mandara-Gero en utilisant des camions armés et des motos, mais que les soldats, anticipant l’attaque, avaient riposté avec des tirs nourris et empêché toute percée.
Uba a ajouté que certains soldats et membres de la force conjointe civile avaient été tués lors de l’opération, et que plusieurs blessés avaient été évacués par voie aérienne pour recevoir des soins, sans fournir plus de détails.
Lors de la deuxième attaque, des combattants de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest ont envahi un site militaire à Pulka tard samedi soir, pénétrant brièvement dans le périmètre et détruisant des lieux de vie et du matériel. Uba a précisé que les forces avaient tenu leurs positions et, avec l’aide de renforts, avaient réussi à repousser les insurgés.
L’armée a rapporté qu’aucun soldat n’avait été blessé lors de l’attaque à Pulka, mais des renseignements fiables du champ de bataille ont indiqué que les rebelles avaient subi de lourdes pertes, y compris la mort du leader éminent Abou Aïcha, touché par une blessure par balle au cou.
Le nord-est du Nigeria est le théâtre d’un conflit armé qui dure depuis plus de 17 ans, principalement alimenté par les activités de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest. Ces groupes ont intensifié leurs attaques contre les forces militaires et les civils, provoquant une crise humanitaire majeure dans la région. Les opérations militaires, y compris les frappes aériennes, ont été intensifiées pour tenter de contenir cette violence croissante et protéger les populations locales.





