CE Qu’Il Faut Savoir
Le Conseil de l’Union européenne a décidé de prolonger l’embargo sur les armes imposé au Zimbabwe jusqu’au 20 février 2027. Cette décision fait suite à une révision annuelle des sanctions en place depuis plus de deux décennies. L’UE a également levé certaines restrictions de voyage et de gel d’avoirs, tout en cherchant à renforcer les relations bilatérales avec le pays.
Africa-Press. Le Conseil de l’Union européenne a décidé de prolonger le gel des armes imposé au Zimbabwe pour une année supplémentaire, jusqu’au 20 février 2027, suite à la révision annuelle des sanctions que le bloc a imposées au pays depuis plus de deux décennies.
Dans un communiqué, le Conseil a indiqué que toutes les dispositions relatives à l’interdiction de voyager et au gel des avoirs liées aux sanctions précédentes ont été levées, après que l’Union européenne a ajouté et supprimé plusieurs restrictions sur des individus et des entités au cours des dernières années, y compris la radiation de la société de défense zimbabwéenne de la liste en 2025.
Le communiqué a ajouté: “L’Union européenne continue de s’engager de manière constructive avec le Zimbabwe et espère renforcer les relations bilatérales dans un large éventail de domaines d’intérêt commun, y compris le commerce et l’investissement”, notant que l’efficacité de ces mesures sera surveillée à la lumière de tout développement futur.
Le 15 février 2011, le Conseil a adopté des mesures restrictives en raison de la situation au Zimbabwe, qui ont été renouvelées et modifiées au fil des ans.
Le Conseil avait imposé des sanctions et un embargo sur la fourniture d’armes au Zimbabwe en février 2002 en raison d’allégations d'”violations graves et systématiques des droits de l’homme”, y compris la violence politique et un “règne de terreur” qui a entraîné des morts et des déplacements.
Parmi les autres raisons, le Conseil a exprimé son inquiétude face à la montée de la violence et de l’intimidation contre les opposants politiques, notamment pendant la période précédant les élections présidentielles de 2002, ainsi que les violations présumées par le gouvernement de la liberté d’expression, de réunion et d’association, et l’expulsion du chef de la mission d’observation électorale de l’Union européenne à la mi-février 2002.
Depuis 2002, l’Union européenne a imposé des sanctions au Zimbabwe en raison de violations des droits de l’homme, notamment des actes de violence politique. Ces sanctions ont été renouvelées et ajustées au fil des ans, reflétant les préoccupations continues concernant la situation politique et les droits civiques dans le pays. L’UE a également cherché à engager un dialogue constructif avec le Zimbabwe pour améliorer les relations bilatérales.





