Accusations du Soudan Contre les ÉMirats et L’ÉThiopie

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Accusations du Soudan Contre les ÉMirats et L'ÉThiopie
Accusations du Soudan Contre les ÉMirats et L'ÉThiopie

Africa-Press. Aujourd’hui, mardi, le Soudan a annoncé avoir convoqué son ambassadeur en Éthiopie pour des consultations, accusant Addis-Abeba et Abou Dhabi d’être impliqués dans une attaque par drones visant l’aéroport international de Khartoum.

Le ministre des Affaires étrangères soudanais, Mohieddine Salem, a déclaré lors d’une conférence de presse à Khartoum que le gouvernement avait convoqué l’ambassadeur Al-Zein Ibrahim “en raison de l’agression émirato-éthiopienne par drones sur l’aéroport de Khartoum”.

Le ministre soudanais a confirmé que l’aéroport est une installation civile protégée par le droit international, et que son ciblage constitue une violation manifeste.

Salem a ajouté que “les preuves irréfutables montrent que l’attaque a été lancée depuis le territoire éthiopien”, considérant cela comme “un comportement hostile d’un pays qui devrait être un frère”. Il a révélé avoir adressé deux lettres officielles à l’Éthiopie et aux Émirats concernant ces accusations.

Cette escalade intervient quelques heures après que l’armée soudanaise a annoncé avoir repoussé une attaque par drones visant plusieurs sites dans la capitale, tout en confirmant la reprise des opérations aériennes à l’aéroport de Khartoum sans pertes enregistrées.

Preuves documentées

Dans ce contexte, les forces armées soudanaises ont déclaré posséder des preuves documentées de l’implication de l’Éthiopie et des Émirats dans l’attaque.

Le porte-parole de l’armée, le colonel Assime Awad Abdel Wahab, a indiqué que des drones avaient décollé de l’aéroport éthiopien de Bahir Dar et avaient mené des missions “hostiles” dans l’espace aérien soudanais, ciblant des sites militaires et civils, y compris l’aéroport international de Khartoum.

Il a précisé que les défenses aériennes avaient abattu l’un des drones le 17 mars dernier, et après analyse de ses données, il a été établi qu’il “appartenait à l’État des Émirats et avait été utilisé depuis le territoire éthiopien”, affirmant que l’attaque “représente une agression directe contre la souveraineté du Soudan et ne restera pas sans réponse”.

Les Émirats avaient précédemment nié toute ingérence dans les affaires soudanaises.

Le Soudan avait annoncé le 6 mai 2025 la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats, les accusant d’armer les forces de soutien rapide, qui mènent une guerre ouverte contre l’armée soudanaise depuis avril 2023, dans un conflit ayant entraîné la mort de dizaines de milliers de personnes et le déplacement d’environ 13 millions de personnes, selon des estimations des Nations Unies.

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