Sud-Soudan: Washington Exige le Retour À L’Accord de Paix

5
Sud-Soudan: Washington Exige le Retour À L’Accord de Paix
Sud-Soudan: Washington Exige le Retour À L’Accord de Paix

Africa-Press. Les États-Unis ont accusé la direction du Sud-Soudan de tenter de contourner l’accord de paix signé en 2018, appelant à un retour immédiat à son application, alors que les tensions politiques et les affrontements se ravivent dans le pays.

Ces déclarations américaines sont intervenues après une visite de l’un des responsables du bureau des affaires africaines du département d’État américain à Juba, les 7 et 8 mai 2026, où il a fortement critiqué le gouvernement sud-soudanais, estimant que les promesses concernant les réformes politiques et l’amélioration des services de base n’avaient pas été tenues, en plus de la détention continue du vice-président Riek Machar et de son procès.

Le responsable a confirmé, après des réunions avec des responsables gouvernementaux à Juba, que l’accord de paix de 2018 s’effondre progressivement depuis plus d’un an, en raison de l’inefficacité de son application et du retour des tensions sécuritaires, soulignant que Washington considère qu’il est nécessaire de revenir à l’accord, le voyant comme le seul cadre capable d’empêcher le pays de sombrer davantage dans le chaos.

Ces déclarations interviennent alors que le camp du président Salva Kiir tente de convaincre la communauté internationale qu’il y a des progrès dans le processus politique, en affirmant sa volonté d’organiser des élections en décembre 2026, ainsi qu’en évoquant un dialogue avec les forces d’opposition. Le nouveau chef d’état-major a également annoncé, lundi, le début de l’intégration des factions d’opposition au sein de l’armée sud-soudanaise.

Cependant, le responsable américain a exprimé un scepticisme évident quant à ces démarches, affirmant que le discours sur un dialogue politique perdait de sa crédibilité tant que Riek Machar, qui dirige le deuxième plus grand parti signataire de l’accord de paix, est toujours détenu.

Il a accusé la direction sud-soudanaise d'”exploiter les crises qu’elle a elle-même créées” en faisant des promesses répétées de réformes et de préparation aux élections dans le but de gagner un soutien international.

Dans ce contexte, une tension politique aiguë a été observée lors de la session de l’Assemblée nationale du Sud-Soudan, lundi, après que les députés loyaux à Riek Machar se soient retirés en signe de protestation contre une tentative de passer des modifications à l’accord de paix de 2018, qu’ils ont qualifiées de “non inclusives”, considérant qu’elles ignoraient les mécanismes et procédures stipulés dans l’accord original.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici