Africa-Press. Les habitants de l’archipel du Cap-Vert se rendent aux urnes le dimanche 17 mai pour élire leurs représentants lors des élections législatives qui se déroulent sur les dix îles, en plus de la participation de la grande diaspora vivant à l’étranger.
Environ 416 000 électeurs sont inscrits pour voter afin d’élire 72 députés à l’Assemblée nationale lors d’un scrutin considéré comme un moment politique important dans le pays, car le Premier ministre choisi par l’Assemblée nationale met en œuvre les politiques gouvernementales, tandis que le Président de la République est élu séparément.
Cinq partis politiques participent à ces élections, mais la compétition principale se concentre entre le parti au pouvoir, le Mouvement pour la démocratie, qui cherche à maintenir sa majorité parlementaire, et le Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert, le plus grand parti d’opposition.
Bien que le Cap-Vert soit souvent salué pour sa stabilité démocratique, la campagne électorale a été marquée par une atmosphère de tension politique, avec des indications d’un rapprochement significatif entre les deux principaux partis.
Le Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert a accusé son concurrent au pouvoir d’utiliser les ressources de l’État pour soutenir sa campagne électorale et a également refusé de participer à un débat politique durant la campagne.
Le Premier ministre Ulisses Correia e Silva mène la campagne du Mouvement pour la démocratie sous le slogan “Le Cap-Vert en avant”, en mettant l’accent sur ce que le gouvernement considère comme des succès économiques, notamment la baisse du taux de chômage et la reprise du secteur du tourisme après les conséquences de la pandémie de Covid-19. Le parti a promis d’augmenter le salaire moyen de 30 %, tout en fixant le salaire minimum à 230 euros.
En revanche, le Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert mène les élections sous le slogan “Le Cap-Vert pour tous”, dirigé par Francisco Carvalho, président du parti et maire de la capitale Praia.
Le parti a proposé un programme social comprenant des promesses de fournir des soins de santé et un enseignement supérieur gratuits, ainsi que de réduire les prix et d’améliorer la connectivité entre les îles de l’archipel.
Le processus de vote devrait être particulièrement surveillé par des observateurs de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), notamment sur l’île de Santiago, où 33 députés seront élus sur un total de 72 membres du parlement.





